Editions Alain Labussière

B.P. 85
71700 TOURNUS
Tél : 03.85.27.03.80
Fax : 03.85.27.03.81

Accueil|Qui sommes-nous ?|Catalogue|Newsletters|Contact|Avertissement
Les livres sont vos meilleurs amis
Nous sommes le
Votre cadeau de bienvenue
Vos garanties : notre maison d'édition existe depuis 15 ans

Possibilité de commander par téléphone ou par fax
GAZETTE N° 3

Mystères, ésotérismes, spiritualités et écologie d’ici et d’ailleurs.

 

Bulletin périodique gratuit des éditions Labussière

 

 

Éditorial.

 

Le printemps est de retour.

 

Après les froidures de l’hiver et un printemps calamiteux, voici que s'annonce l'été et ses moissons.

 

 Epuisé(e) sans doute par les rigueurs météorologiques exceptionnelles de la première moitié de cette année, vous aurez fort besoin d’un regain de vitalité. Alexandre Poliokhine vous propose, dans ce numéro, de réaliser vous-même très simplement un « outil informé » destiné à accroître le magnétisme humain et mental. Ce qui m’a fasciné lorsqu’il m’a soumis cet article, c’est sa probité intellectuelle et son extraordinaire pédagogie qui met à la portée de tout le monde des notions pourtant complexes. Poliokhine s’intéresse d’abord à un « montage » radionique vieux de plus d’un demi-siècle, l’Auradyne. Sans le moins du monde en faire grief à ses concepteurs – qui ne pouvaient savoir – il met en évidence que la « loi d’échange » qui régit certains objets radioniques peut, dans certaines circonstances, poser des problèmes éthiques. Pour pallier ce problème, Poliokhine prétend que le groupe SPIRAD – dont il est le porte-parole – puise ses informations dans ce qu’il appelle « le Monde des Idées non manichéen ». Ce serait l’un de ceux que visite l’alchimiste parvenu au sommet de son art et il serait compatible avec la récente théorie physique dite « des cordes ». Après avoir lu cela, je vous avoue que j’étais « sonné ». C’est la première fois à ma connaissance que la radionique échappe à la sphère du « bidouillage expérimental » pour se connecter à des considérations cosmologiques. Pourtant, ce qui en résulte est fort simple dans son essence et à réaliser. Vous le constaterez par vous-même. Le Christ disait : « Laissez venir à moi les petits enfants » et aussi : « Heureux les simples d’esprit, car le Monde des Cieux leur appartient ». « Simples d’esprit » ne doit pas être entendu au sens qu’on lui prête habituellement. Les simples d’esprit sont des esprits simples, c’est-à-dire des esprits clairs. C’est la descente dans la matière qui complique tout. Le « Monde des Idées non manichéen » semble être limpide.

 

 Le grand voyageur qu’est André Hauterive s’est rendu à Stonehenge pour la seconde fois de son existence. Certes, ce site mégalithique n’est pas cyclopéen, mais il est fascinant. André Hauterive rappelle brièvement les légendes dont il a été l’objet et dans lesquelles Merlin tient une place centrale, puis il décrit le site à votre intention. Sont-ce bien des hommes du néolithique qui ont construit cela ? André Hauterive en doute.

 

 Ils ne s’étaient pas consultés, mais Émile Sentier fait lui aussi dans les mégalithes. Seulement, il se cantonne à la France qui ne manque certes pas de sites. Émile Sentier pose une question : la tradition mégalithique s’est-elle imposée depuis l’Orient, comme ce semble être communément admis, ou depuis l’Occident ?

 

Gérald de Longley-Vaast ne s’est pas rendu sur l’île de Gaba et pour cause… personne n’y va ! Ce qui ne l’empêche pas de vous entretenir de la sorcière qui, paraît-il, hante les lieux.

 

 L’Adepte continue à tourner dans tous les sens le problème du Mal. Il laisse dans sa communication une large place à une de ses connaissances, Paul Letellier… qui n’est pas tendre avec La Bible.

 

Le livre du mois intéressera toutes nos lectrices et tous nos lecteurs qui souhaitent vivre mieux et plus longtemps.

 

 Que diriez-vous d’un apéritif à la gentiane jaune ? Ou bien, de goûter à l’abricot dans tous ses états ? Notre herboriste cordon-bleu Jean-Pierre Richard vous y invite sans façon.

 

 Elle renaît de ses cendres… et elle est exposée dans la vitrine du bonheur.

 

 En avant-première, découvrez pourquoi Philippe de Ségur a fait exploser l’audimat lorsqu’il est passé à TF1.

 

Si vous avez des suggestions ou des critiques à formuler, nous aurons toujours grand plaisir à en prendre connaissance, car c’est vous qui nous orientez.

 

Bonnes lectures.

Alain Labussière

 

 

Merveilles et mystères du monde entier.

 

Stonehenge1 : la fin du mythe d’un temple érigé par des « sauvages ».

 

De notre envoyé spécial André Hauterive.
Mail : andre.hauterive@gmail.com



« Stonehenge est aussi esseulé dans l’Histoire qu’il l’est dans la grande plaine » - Henry James.

 


Qui pourrait croire que des êtres humains appartenant à la culture néolithique aient pu ériger Stonehenge
 ?

 

 

Alors que je n’étais pas encore journaliste, je m’étais rendu à Stonehenge et j’en étais ressorti frustré : non seulement le droit de visite me semblait exorbitant compte tenu de mes maigres revenus d’étudiant, mais de plus les touristes sont cantonnés à l’extérieur du cromlech2.

Pour ne pas retomber dans cette ornière, j’ai donc contacté une amie franco-anglaise, journaliste à Londres – Élisabeth. Elle a bien voulu se charger des démarches nécessaires afin que, forts de nos deux cartes de presse, nous puissions nous rendre sur le site en dehors des heures de visite et obtenir l’autorisation de pouvoir l’explorer de fond en comble sous surveillance.

Ce précieux « Sésame ouvre-toi » en poche, nous avons, Élizabeth et moi-même, embarqué dans sa petite Austin.

 

Nous avons emprunté l’autoroute M3 jusque Basingstoke, puis la route A30 jusqu’à Salisbury. Arrivés là, cap vers le nord via l’A345 jusqu’à Amesbury. Stonehenge n’est plus alors qu’à 3 km vers la gauche, sur la route de Devizes.

 

N’allez pas imaginer que Stonehenge soit gigantesque. Sa circonférence ne mesure que 115 mètres de diamètre. Mais l’impression qui s’en dégage est ineffable.

Stonehenge, c’est une multitude de points d’interrogations posés au sein de la pleine de Salisbury sise entre Galles et Cornouailles.

 

Une vieille histoire faite de légendes.

 

Les grecs et les romains de l’antiquité connaissaient déjà Stonehenge.

Voici ce que nous en dit Diodore de Sicile – pour ne citer que lui - au chapitre 47 de sa « Bibliothèque Historique ».

« Hécatée et quelques auteurs racontent qu’en face du pays des Celtes, à peu de distance vers le nord, existe une île aussi grande que la Sicile… C’est là le lieu de naissance de Latone, ce qui explique pourquoi les insulaires vénèrent particulièrement Apollon. On voit… dans cette île… un temple magnifique de forme ronde et orné de nombreuses offrandes… Le gouvernement de cette ville et la garde du temple sont confiés à des rois appelés Boréades, les descendants et les successeurs de Borée. Tous les dix-neuf, ans, quand le Soleil et la Lune retrouvent leur position l’un par rapport à l’autre, Apollon fait son entrée dans l’île.

Au XIIème siècle, Geoffroy de Monmouth expliquait les origines de Stonehenge à travers un récit pétri de légendes selon lequel l’intervention de Merlin aurait été déterminante. Il aurait initié ce projet et aurait résolu le problème posé par le déplacement des énormes pierres qui se trouvent sur ce site (mais n’en sont pas originaires, comme nous allons le voir tout suite), grâce à « une machinerie de son cru ».

Relayant cet exposition, la légende d’un des plus anciens dessins représentant le site de Stonehenge paru dans le « Chronicle of England » stipule : «Le Ballet des Géants fut amené d’Irlande à Stonehenge non par la force, mais par l’Art de Merlin ».

Stukeley, quant à lui, y voit une construction égyptienne ou atlante.

 

Mais à quoi donc ressemble Stonehenge ?

 

 

 

En voici les principales caractéristiques.

 

Le site est délimité par un fossé bordé de deux talus, l’un intérieur, l’autre extérieur. Il ne comporte qu’un seul passage pour y pénétrer. Le fossé n’a pas été creusé avec un souci de construction géométrique qui est pourtant la marque distinctive de tout le site, comme nous allons le voir.

Au centre, on remarque un cercle de cinquante-six trous, dits « trous d’Aubrey », espacés d’environ cinq mètres. Le cercle mesure 86,70 mètres de diamètre. Les trous sont espacés très régulièrement. Leur largeur varie entre 75 et 180 centimètres. Ils aboutissent à un fond plat et leur profondeur peut aller jusqu’à 1,20 mètres.

Inscrit dans ce cercle perpendiculairement à l’entrée, un rectangle était délimité aux quatre angles par des pierres de dimensions modestes. De nos jours, il n’en subsiste plus que deux.

On remarque tout d’abord un cercle de trente pierres pesant chacune plus de vingt tonnes. Elles sont reliées les unes aux autres par des linteaux. Ces pierres constituent donc une suite ininterrompue de dolmens. Le diamètre de ce cercle mesure trente et un mètres.

Entre les trous d’Aubrey et ce cercle de pierres, il existe également deux cercle de trous difficilement discernables, l’un de trente, l’autre de vingt-neuf (cercles Y et Z).

Il existe un autre cercle de cinquante-neuf pierres d’un poids moyen de 5 tonnes.

Orienté vers l’entrée, dix-neuf blocs pesant chacun environ cinquante tonnes sont disposés en fer à cheval. Ils sont également reliés par des linteaux horizontaux.

 Stonehenge comporte également un autre fer à cheval de dix-neuf pierres et trois menhirs, l’un à l’entrée, l’autre au centre et le troisième à l’extérieur du fossé.

Une pierre est placée à l’écart. On la dénomme la Heel Stone depuis le Moyen Âge. Cette dénomination est on ne peut plus obscure, car Heel se traduit par « talon ».

La « pierre d’autel » est un bloc de grès de six tonnes.

Une « Avenue » large de 23 m part de la Heel Stone d’abord vers le nord-est, puis vers l'est et rejoint la rivière Avon.

 

Comment ?

 

Creuser un talus, ériger un fossé, creuser des trous, cela ne présente nulle difficulté.

Dresser les pierres, les recouvrir de linteaux ? Les Égyptiens firent bien plus fort lorsqu’ils construisirent les pyramides. Nous l’avons déjà noté, Stonehenge est imposant, mais absolument pas pharaonique. Rien à voir avec le plateau de Gizeh !

Notons simplement pour le moment – mais nous y reviendrons – que les bâtisseurs des pyramides disposaient d’une main d’œuvre abondante.

Mais encore une fois, ce n’est pas l’érection des pierres qui fait problème.

C’est leur....

transport jusqu’au site !

 

Les pierres sont des roches volcaniques. Or, on n’en trouve pas à proximité de Stonehenge

Les plus proches se trouvent à Coheston ou dans le sud-ouest du pays de Galles !

Distance à vol d’oiseau ? 213 kilomètres. Par la mer ? 609 ! En mixant les deux ? 386.

On a fumeusement avancé que ces roches avaient été apportées en bordure de Stonehenge alors qu’elles accompagnaient le mouvement des glaciers. Cette hypothèse fut scientifiquement battue en brèche.

Toute une population employée uniquement à une seule tâche durant 50 années  

Hardis, les gars qui ont accompli cette la tâche herculéenne qui consistait à les extraire, puis à les ramener jusqu’à l’endroit souhaité.

Les gars ? Mais au fait, quels gars ?

 

Car un certain Hawkins – dont nous parlerons tout à l’heure - a calculé que la réalisation du cromlech aurait coûté un minimum de 1.500.000 journées/hommes de travail physique. Or, fait-il remarquer, la population de toute l’Angleterre était alors de moins de 300 000 personnes.

Embauchons-les tous. 1.500.000 / 300 000, ça fait 50 années de travail à temps plein !

Et qui nourrit les travailleurs ? Qui pêche, qui cultive, qui chasse, qui enfante, qui se livre à l’artisanat, à la construction, à des travaux de voierie, qui s’adonne aux tâches domestiques pendant ce temps puisque dans notre calcul, nous les avons tous attelés à la tâche ?

Pas de doute, comme le suppose la légende, il a bien fallu que quelque Merlin s’en mêle pour que Stonehenge existe!

Ou bien alors, pour trouver une explication cohérente à ce phénomène, tournons-nous vers ce que Fernand Niel avance comme hypothèse : « Tout se passe comme si des sortes de “missionnaires” porteurs d’une idée et d’une technique, partis d’un centre inconnu, avaient parcouru le monde. La mer aurait été leur route principale. Ces propagandistes auraient pris contact avec certaines tribus et non avec d’autres. Cela expliquerait les trous ou les zones de moindre densité dans la répartition, ainsi que l’isolement de certains foyers mégalithiques. Cela expliquerait également comment et pourquoi les monuments mégalithiques se superposent à la civilisation néolithique. On aurait ainsi une explication de toutes ces légendes qui en attribuent la construction à des êtres surnaturels. On saurait enfin pourquoi des hommes capables de dresser à la verticale des blocs de 300 tonnes et de soulever des tables de 100 tonnes ne nous ont pas laissé d’autres traces de leur prodigieux savoir-faire ».La civilisation des mégalithes.

Ces hommes seraient, toujours selon cet auteur, des « savants mathématiciens, épaves d’une civilisation inconnue et naufragée ; ou voyageurs cosmiques échoués dans la barbarie de la Terre néolithique ; ou bien hommes de génie qui furent en même temps des conducteurs de peuples... ».

 

Hommes de génie, soit, mais pas si malins que cela, pourrait-on objecter. Car quelle nécessité y avait-il pour transporter ces blocs au milieu de la plaine de Salisbury ? Pourquoi n’avoir pas érigé le monument sur les lieux mêmes de l’extraction des pierres ?

L’objection tombe cependant à plat lorsque l’on sait que cette plaine présente une particularité : sa latitude est celle où des événements lunaires et solaires, que nous allons maintenant examiner, se produisent à angle droit.

 

 

Pourquoi ?

 

Il fallut attendre le milieu du XVIIème siècle pour qu’un architecte, Inigo Jones, publie la première étude scientifique sur Stonehenge.

On y lit : « II est à remarquer que lors de sa construction, les druides, pas plus que les premiers habitants de la contrée, n’étaient capables d’ériger un tel édifice ; que la construction soit romaine, cela me parait plus vraisemblable, car en effet, la structure générale me fait penser à un temple dédié au dieu céleste Coelus3 ».

 

L’archéologue amateur John Aubrey, celui-là même qui, le premier, fit état des trous qui portent désormais son nom, lui porte la contradiction quelques années plus tard. «De tout cela, écrit-il, je déduis que ce monument serait un temple païen consacré aux druides. C’était un haut lieu de prières. »

Aubrey a raison de reconnaître que la construction est antérieure à l’invasion romaine, mais cela n’exclut pas que le cercle de pierres ait pu servir aussi de temple druidique.

William Stukeley, de la Société des Archéologues, lui emboîte le pas, mais il ajoute qu’il se pourrait bien que Stonehenge soit également un observatoire astronomique.

Dès lors, la thèse selon laquelle Stonehenge serait d’origine celtique a le vent en poupe. De nos jours encore, des membres de sectes se réclamant du celtisme se réunissent le jour du solstice d’été aux abords de Stonehenge.

 

Les premières fouilles archéologiques sérieuses datent du début du siècle dernier.

En 1901, le professeur Gowland exhume sur le site quatre-vingt haches et marteaux de pierre. Nous voici enfin renvoyés dans le Néolithique.

En 1954 R.J.C. Atkinson, Stuart Piggott et J.F.S. Stone découvrirent des os calcinés dans les Trous d’Aubrey, ce qui confère au site une fonction de tumulus funéraire. Notons que cette dernière n’est pas exclusive d’autres fins pour lesquelles Stonehenge aurait pu être érigé.

 

Une campagne de fouilles, la première à l'intérieur du cromlech depuis 1964, a été menée du 31 mars au 11 avril 2008, sous la direction de Timothy Darvill, archéologue de l'université de Bournemouth, et Geoff Wainwright, président de la société des archéologues de Londres : une fosse d'une longueur de 3 m et d'une profondeur de 1 m a été ouverte - dans un secteur fouillé par Hawley et Newall dans les années 1920 - dans l'intention de rechercher des restes de matières organiques et de déterminer, grâce aux techniques les plus récentes de la spectrométrie des masses et de la datation au radiocarbone, à quel moment — à quelques décennies près — les pierres bleues ont été érigées sur le site.

Lors d'une conférence de presse donnée le 22 septembre 2008, les deux archéologues britanniques ont émis l'opinion que Stonehenge a été tout à la fois un grand sanctuaire religieux et thérapeutique, lié aux vertus curatives que l'on prêtait aux « pierres bleues ». Ils fondent leur conviction sur la découverte de sépultures de personnes mortes de maladies, en particulier celle d'un jeune homme enfoui avec des fragments de pierre bleue. Ils ont par ailleurs indiqué une fourchette de datation de -2400/-2200 pour l'érection des pierres bleues.

 

Voyons maintenant ce qu’ont à nous dire les astronomes.

 

En 1901, un astronome de l’Observatoire de Kensington, Norman Lockyer, remarqua fort à propos que le soleil du solstice d’été se lève un peu moins d’un degré d’angle à gauche de la Heelslone. En fait, sans le savoir, il accréditait une observation déjà faite par Stuckeley, mais qui n’avait pas rencontré d’écho à l’époque où ce dernier l’avait formulée. Remontant le temps, Lockyer en déduisit qu’il devait se lever juste au-dessus de la pierre vers 1850 avant J.C. Ces calculs furent affinés. On estime aujourd’hui que l’érection de Stonehenge se situe dans la fourchette temporelle suivante : - 1840 avant J.C. plus ou moins 200 ans.

 

En 1961, l’astronome américain Gerald S. Hawkins, professeur à l’Université de Boston, reprit les travaux de Lockyer. Il arpenta le site en tous sens, prit d’innombrables mesures. Mais il ne fit pas confiance à son seul cerveau pour percer le mystère. Il injecta toutes les données qu’il avait scrupuleusement relevées dans le « ventre » d’un I.B.M. 7094 baptisé Oscar. Ce dernier ne tarda pas à rendre sa sentence : Stonehenge ne concernait ni les étoiles, ni les planètes, mais était, par contre, un remarquable instrument de calcul pour tous les événements astronomiques intéressant la Lune et le Soleil, et notamment les éclipses. Ce, avec une extraordinaire précision.

 Tous les 19 ans, Apollon est de retour.


Que nous dit Hawkins (ou plutôt Oscar) ?

Si on déplace tous les ans des repères dans les trous d’Aubrey par rapport à un repère fixe, la pierre appelée Heelstone, on redécouvre le cycle découvert par l’astronome athénien Méton en 452 avant J.C. Ce dernier avait découvert que tous les 19 ans (très exactement toutes les 18,61 années en temps astronomique), les positions réciproques de la Lune et du Soleil se retrouvent, dans le ciel au même endroit, le même jour.

Plus fort encore : Stonehenge, érigé, je vous le rappelle au cours du deuxième millénaire avant J.C., se serait montré plus précis que Méton.

Voyons cela plus précisément.

Trois cycles dits de « Méton » affinés font 18,61 années x 3 = 55,83 années. Et maintenant, déplaçons les repères d’un trou tous les ans. Au bout de 56 ans (les fameux 56 trous d’Aubrey), la marge d’erreur n’est que de trois pour mille alors que celle de Méton est de deux pour cent.

Effectivement, Stonehenge se révèle être d’une stupéfiante précision !

 

Les rendez-vous programmés du Soleil et de la Lune.

Mais Stonehenge ne se préoccupe pas uniquement des rendez-vous programmés du Soleil et de la Lune.

La Lune seule éveille également son intérêt.

En effet, les cercles X et Y sont constitués de 59 trous à eux deux.

On sait que le mois lunaire synodique – soit le temps qui s’écoule entre deux pleines lunes – dure 29,5 jours. Deux mois lunaires ont donc une durée de… 59 jours. 59 trous pour 59 jours !

Stonehenge s’en tire décidément très bien avec les décimales !

 

Fred Hoyle, astronome anglais réputé, approuva globalement les travaux de son collègue et les conclusions qu’il en tira, même s’il se permit certaines objections.

L’une d’elles retiendra notre attention.

Hoyle fait remarquer qu’il difficile de concevoir que les constructeurs de Stonehenge aient pu ériger le site sans disposer au préalable de tables d’éclipses analogues à celles dont s’est servi Oscar, l’ordinateur dont s’est servi Hawkins.

Certes, c’est difficile, et même impossible si on postule à priori que Stonehenge est le fait d’une civilisation néolithique, qui plus est moins avancée que les civilisations contemporaines peuplant le pourtour du bassin méditerranéen.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Si, au contraire, ceux qui l’avaient conçu disposaient d’une science mathématique et astronomique que leur dénie l’histoire officielle.

 

Fred Hoyle, astronome anglais réputé, approuva globalement les travaux de son collègue et les conclusions qu’il en tira, même s’il se permit certaines objections.

L’une d’elles retiendra notre attention.

Hoyle fait remarquer qu’il difficile de concevoir que les constructeurs de Stonehenge aient pu ériger le site sans disposer au préalables de tables d’éclipses analogues à celles dont s’est servi Oscar, l’ordinateur de Hawkins.

Certes, c’est difficile, et même impossible si on postule a priori que Stonehenge est le fait d’une civilisation néolithique, qui plus est moins avancée que les civilisations contemporaines peuplant le pourtour du bassin méditerranéen.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Si, au contraire, ceux qui l’avaient conçu disposaient d’une science mathématique et astronomique que leur dénie l’histoire officielle ?

Enfin, plus récemment, Alan Butler a défendu dans plusieurs ouvrages l'existence de « lignes de sel », qui seraient une série de 366 méridiens sillonnant le globe et repérés sur le sol, notamment à Stonehenge.

Qui ?

 

C’est la lancinante question déjà posée dans mes deux précédents articles.

Une fois de plus, l’histoire officielle est coincée.

Soit elle maintient que ses connaissances concernant les avancées culturelles et techniques ayant cours au néolithique sont exactes, mais alors elle ne peut expliquer Stonehenge.

Soit, au contraire, elle déroge à son discours officiel en admettant qu’en marge de cette culture, il en existait une ou plusieurs autres, bien plus avancé(e), qui a (ont) souhaité laisser d’étonnants messages à la postérité.

Et pas seulement à Nazca (pour se reporter à mon article qui en traite, cliquez ici), à Marcahuasi (pour se reporter à mon article qui en traite, cliquez ici) ou à Stonehenge.

Comme en témoigneront abondamment mes prochaines communications.

 

André Hauterive est écrivain et grand reporter.  Il a signé aux éditions Labussière « Les portes du Ciel » et « Des miracles parsemés d’étoiles » (pour en savoir plus sur ce livre).

Dans sa prochaine communication, André Hauterive tentera de répondre aux questions que pose le Sphynx.

 

 

.

 

Mythes, légendes et folklore de la France mystérieuse.

 

La France des mégalithes

 Émile Sentier. Mail : sentier@wanadoo.fr


Les grands esprits se rencontrent. A peine revenu de Nazca, André Hauterive s’est rendu à Stonehenge. Moi aussi, ce mois-ci, je fais dans le mégalithe. Mais comme je suis casanier, la France a suffi à mon bonheur.

 

Dans le Languedoc Roussillon où je réside maintenant, ils sont légion, hélas le plus souvent géants ruinés abattus à terre. Il en existe d’innombrables en région parisienne et en Bretagne. Mais la France n’en a pas l’apanage. On en trouve par exemple, et bien mieux conservés, dans les îles Britanniques, en Hollande et au Danemark. Ils ont noms dolmens, menhirs, Pierre des Dames, Tables des Fées, Pierrefiche, Peyrefitte, Pierrelatte, Peyrelongue. Ils ont le plus souvent fait l’objet de légendes et de cultes mélangeant curieusement le vieux fond paganiste (il n’y pas si longtemps que cela, les femmes en mal d’enfants se frottaient le ventre sur le menhir de Kerampeulven en Berrien qui, de toute évidence, est un phallus de pierre en érection) et la dévotion chrétienne (par exemple, les menhirs de Men-Marz en Brigognan et de Saint-Duzee en Pleumeur-Bodou ont été conservés, mais transformés en calvaires).

 

Sont-ils originaires d’Orient ?

 

Depuis le milieu du siècle dernier, il était communément admis par la communauté scientifique que les tombes mégalithiques trouvaient leur inspiration dans les tholoï (pluriel de tholos), le monument funéraire qui avait cours depuis la moitié du IIIème millénaire avant Jésus-Christ dans la civilisation mycéenne.

Cependant, certains archéologues ont tenté de remonter encore plus loin dans le passé. Selon eux, Mycènes n’est pas à l’origine de l’ensevelissement collectif qui caractérise les rites funéraires dont les timuli mégalithiques témoignent. Ils font valoir que bien avant, en Mésopotamie, au IVème millénaire avant Jésus Christ, cette pratique était de mise (à Arpatchiyah, par exemple). C’est donc là que serait réellement née la civilisation mégalithique qui va s’étendre jusqu’aux Indes à l’est, sur le pourtour de la Méditerranée occidentale à l’ouest puis, remontant vers le nord à travers ce que l’on appelle aujourd’hui la France, atteindre l’Europe du nord jusqu’aux îles Britanniques et l’actuelle Scandinavie.

Cette expansion, selon cette thèse, ne peut donc résulter que d’une émigration d’êtres humains partis de Mésopotamie et imposant ou inspirant, sur leur passage, les érections mégalithiques.

Mais quels ont pu en être les moteurs ?

 

A la recherche des métaux précieux.

 

C’est en Mésopotamie que sont nés les états et, avec eux, les guerres les opposant les uns aux autres. Certains habitants des « nations » vaincues peuvent avoir été contraints à l’exil.

Mais il pourrait exister une autre raison à cet embarquement vers des contrées lointaines.

L’émergence des armées incitait à entreprendre des recherches techniques menées à des fins belliqueuses ; ces dernières vont aboutir à l’apparition des métaux dont seront faites les armes, successivement le cuivre, le bronze, puis le fer.

Seulement, dans ce mouchoir de poche qu’est la Mésopotamie, très vite, les matières premières vont faire défaut. Alors, on ira les chercher ailleurs.

Voilà quelle est la thèse qui a le vent en poupe.

 

Pas de métal.

 

Cependant, force est de noter qu’elle se heurte à quelques contradictions irréfragables.

On peut par exemple concevoir que des réfugiés « politiques » s’installant ici et là y demeurent et qu’ils marquent les paysages des pratiques spirituelles et religieuses qui sont les leurs. Mais ils ne sauraient constituer une majorité.

Les autres seraient donc des marchands. Mais les marchands ne stationnent pas dans les pays qu’ils visitent, ils n’ont pas le temps d’y imprimer leurs empreintes. Une fois le troc achevé, ils repartent vers leurs pays d’origine avec leur précieux chargement.

Ensuite, n’est-ce pas, on trouve de tout dans les sépultures : des ossement ou des cendres résultant de crémations, bien sûr, mais également des poteries, des pierres précieuses, des armes en pierre, des céramiques, des poteries, de tout… excepté des armes en métal que nos marchands auraient pourtant été censés porter sur eux de leur vivant, armes qui les auraient accompagnés durant leur « voyage vers l’au-delà », comme il est de coutume. De surcroît, on ne trouve pas non plus quelques autres objets métalliques dans ces tombes.

Et puis, parfois, on remonte encore bien au-delà de la civilisation mésopotamienne.

 

Une épineuse question de dates.

 

C’est le cas en ce qui concerne le tumulus saint Michel. Il se trouve sur la gauche lorsque l’on se dirige vers Carnac, juste avant d’arriver au bourg. Haut de 12 m, long de 125 m et large de 60 m, il est absolument gigantesque. On y a découvert deux chambres funéraires, une quinzaine de coffres de pierre remplis d'ossements et nombres de haches, de poteries et de bijoux, exposés au Musée de la Préhistoire. Diverses datations au carbone 14 ont donné des résultats contradictoires. Mais tout de même, à la lumière de fouilles récentes effectuées par Locmariaquer et Erdeven, sa construction remonterait au Vème millénaire avant Jésus Christ.

Or, il est avéré que c’est au IVème millénaire avant J.C. seulement que la civilisation mésopotamienne commence à ériger des timuli.

L’édification du tumulus saint-Michel est antérieure à celle d’Arpatchiyah.

Les mésopotamiens n’ont donc pas pu l’inspirer.

 

Alors

 

la lumière est-elle venue d’Orient ? Ou, au contraire, de l’Occident ?

 

Oui, nous sommes bien obligés de nous poser cette question. La civilisation mégalithique, loin d’être le fait d’aventuriers venus de l’est en quête de matières premières ne serait-elle pas, au contraire, née quelque part entre le Jutland, la Clyde et la Loire. Ne serait-elle pas le fait de personnes qui ignoraient tout du métal ?

« Je suis enclin, écrivait le savant anglais G. Pigott en 1953, à admettre l’origine occidentale des tombes collectives mycéniennes. ». Et lui faisant écho cinq ans plus tard, l’éminent préhistorien Gordon Childe déclarait : « On avait jusqu’ici comparé l’expansion du mégalithisme à celle du christianisme primitif, venue d’Asie jusqu’en Occident par la Méditerranée. Mais ne faudrait-il pas plutôt la rapprocher de l’expansion du christianisme celte au haut Moyen Age, de l’épopée des saints bretons, irlandais et gallois se répandant sur le continent européen après la chute de Rome ? »

 

Une horloge ?

 

Il semble que l’ensemble des menhirs soit une sorte d’horloge des astres. « Les directions de nos grands ensembles mégalithiques ne sont pas… quelconques. Kermario est orienté sur le lever solaire au solstice d’été, soit sur l’azimut de 54° le 21 juin. Kerlescan jalonne insensiblement la ligne équinoxiale. Les levers intermédiaires d’été, 66° le 6 mai et le 8 août, nous sont donnés par le Menec, les levers intermédiaires d’hiver, 114° le 8 novembre et le 4 janvier, par Sainte-Barbe et Saint-Pierre-Quiberon. » - Y. Rollando – « La préhistoire du Morbihan ».

Une connaissance approfondie du calendrier astral

 

Tout cela suppose donc une connaissance approfondie du calendrier astral fondée sur des siècles et des siècles d’observations – donc une authentique culture s’inscrivant dans une longue tradition.

 


D’autres questions épineuses.

 

Comment des hommes du néolithique – si on en croit ce que l’on sait de leur peu d’avancée technologique – ont-ils pu extraire les gigantesques pierres qui entrent dans la composition des mégalithes4, les transporter – parfois sur de longues distances – puis ensuite les ériger et poser en douceur des dalles en ayant recours à un mouvement de descente verticale soigneusement contrôlée, tout cela à mains nues ?

Que l’on songe que Men-er-Hroeg, en Bretagne, était à l’origine aussi haut qu’un immeuble de huit étages, pesait trois cent cinquante tonnes et a été poli sur toutes ses faces !

 

A l’origine de la culture grecque ?

 

Concluons à la lumière de toutes ces données. Bien avant, semble-t-il, la construction de la plus ancienne pyramide d’Égypte, une culture scientifique et une tradition religieuse occidentales, dont nous ignorons tout, a érigé des monuments dont la démesure pose questions et dont les fonctions ne semblent pas se limiter à celle d’une nécropole.

Pas de métal dans les tombes.

 

Ces hommes, maîtres du calendrier astronomique, mais qui ne connaissaient pas le métal (peut-être n’en avaient-ils pas besoin, peut-être avaient-ils d’autres matériaux à leur disposition, ou des moyens techniques qui dépassent l’entendement ?) – ont cependant réalisé des prouesses architecturales.

En route vers l’est, cette civilisation a croisé la route des prospecteurs de métaux venus d’Orient.

De cette jonction serait peut-être née la culture grecque, berceau de la civilisation occidentale.

A suivre...

 

Émile Sentier est l’auteur du best seller « Le guide pratique des Mots de Pouvoir » (pour en savoir plus sur ce livre). Il a signé la préface de « Merkabah, la Porte du Cosmos » (pour en savoir plus sur ce livre).
Lors de sa prochaine communication, il vous continuera son exploration de la France des mégalithes en se rendant à Carnac.

 

 

Phénomènes fortéens.

 

Charles Hoy Fort, journaliste américain, consacra une grande partie de son existence à traquer des phénomènes avérés, mais atypiques et inexplicables. Il écrivit à ce propos divers ouvrages dont le plus célèbre est « Le Livre des Damnés ». C’est en référence à ce grand écrivain du bizarre que fut créé l’adjectif « fortéen ».

 

Gabba, l’île hantée

Gérald de Longley-Vaast. Mail : geralddelongleyvaast@gmail.com


Ie n’y suis pas allé.

Car personne n’y va.

Mais voici ce que j’ai lu dans le Sunday Mirror de Sydney (Australie).

 

« L'île de la terreur dans le détroit de Torrès.

 

La peur écarte les gens d'un paradis tropical dans le détroit de Torrès. L'île hantée, Gabba, à une centaine de kilomètres au nord du cap York, est couverte de bois et de fleurs sauvages. Ses arbres sont chargés de fruits tropicaux, l'eau de ses rivières est claire comme le cristal et ses plages sont magnifiques. Ses baies et ses criques abondent de crabes, de langoustes, de crevettes et de poissons.

La température du mois d'août est idéale, environ 30°, et elle le reste la plus grande partie de l'année.

 

 

Pourtant les habitants des îles du détroit de Torrès fuient ce jardin d'Eden comme la peste. Ils sont tout à fait persuadés que rester sur Gabba après le coucher du soleil, c'est la mort certaine.

Jimmy Levi, un indigène de l'île Thursday, nous a parlé de Gabba et de la « sorcière » qui la hante. Il est le mécanicien du bateau navette Melbidir et on le dit connaître le groupe d'îles du détroit de Torrès mieux que personne.

“ Elle est comme le diable, déclara-t-il du ton tranquille, réservé, qui est typique des îliens. Nos pères nous l'ont dit, elle tue ceux qui y restent la nuit. Elle fait tomber d'énormes pierres sur eux pour les écraser. ”

Jimmy ajouta que Gabba était autrefois l'une des îles les plus peuplées du détroit de Torrès. Mais, selon la légende, il y a environ 300 ans, une terrible maladie se répandit sur l'île après que quelques-uns des habitants eurent mangé des tortues venimeuses. Les survivants prirent leurs canots et s'enfuirent à la rame sur une autre île. Tous, sauf une vieille femme qui, gémissant et hurlant contre les gens des canots, se traîna jusqu'en haut des rochers.

Après cela, tous ceux qui allèrent à Gabba entendirent d'étranges gémissements et d'horribles cris. Dès que la nuit tombait, d'énormes pierres s'abattaient sur eux. Quelques-uns seulement en revinrent pour le raconter. Tremblants d'épouvante, ils dirent qu'ils avaient vu la silhouette terrifiante d'une vieille femme sur le gigantesque rocher branlant de l'île, hurlant et ricanant.

 

Tout le monde le croit... même les jeunes, dit Jimmy. Ils baissent la voix quand ils parlent de la sorcière. C'est très malheureux parce que Gabba est une si bonne île. On y trouve certains des meilleurs poissons des îles. Mais la sorcière du rocher ne veut laisser personne y habiter.” »

Spécialiste de l’étrange, Gérald de Longley-Vaast a signé aux éditions Labussière « La Magie Sacrée des Pactes » (livre épuisé).
Lors de sa prochaine communication, il vous entretiendra de couleurs qui se manifestent en dépit du sens commun.

 

 

 

Spiritualité vivante à usage immédiat.

 

Les problèmes que pose l’existence du mal. Le statut ontologique du Mal.

(Suite de la précédente communication publiée dans notre « gazette » n°2)

 L’Adepte. Mail : cahiersdeladepte@gmail.com


Lors de ma précédente communication, je vous ai exposé ce que les neurologues, les psychiatres, les psychanalystes, les politologues, les sociologues, les économistes, les philosophes, les occultistes, les religieux et les athées avaient à nous dire à propos du Mal sous toutes ces formes.

Il est temps maintenant d’aborder la dimension ontologique5 du Mal.

 

Selon les points de vue, le Mal est

  • soit produit par un agent spécialisé (le diable ou son équivalent) ;

  • soit la conséquence d’une guerre permanente entre agents surnaturels (Dieux ou forces spirituelles) qui induit le mal pour les pauvres mortels (comme la guerre entre seigneurs provoque des souffrances dans le peuple) ; il y a pire : l’Olympe est un Far West où s’affrontent des Dieux qui sont à la fois gentils et méchants qui protègent les humains ou les accablent ;

  • soit tout simplement consubstantiel de toute existence.

 

Le Mal fait surtout problème aux monothéismes.

L’existence du Mal ne pose pas vraiment de problème au polythéisme : c’est que selon ce dernier, il existe toujours à côté de l’Être Suprême, principe du Bien, un contradicteur principe du Mal (dans le zoroastrisme, par exemple, Ahriman, l’esprit démoniaque, mène de tous temps une guerre contre Ahura Mazda, le Dieu bon).

Mais dans le monothéisme, au commencement des temps, aucun être numineux – id est doté de pouvoirs divins – n’est présent face à l’Éternel (ou à Allah). C’est principalement au monothéisme que le Mal fait problème. En effet, partant du postulat qu’un Dieu bon a créé ce monde, il est difficile, aux trois religions du livre d’expliquer comment et pour quelle raison, à un moment donné, le Mal s’insinue dans la création censée pourtant être parfaite et surtout, pourquoi Dieu (ou Allah) permet qu’il subsiste.

 

Dès le seuil du IVe siècle, l’écrivain chrétien Lactance le formulait en des termes qui n’ont rien perdu de leur force et de leur actualité : « Ou bien Dieu veut supprimer les maux, mais il ne le peut pas. Ou bien il le peut, mais ne le veut pas. Ou bien il ne le peut ni ne le veut. S’il le veut et ne le peut pas, il est impuissant, ce qui est contraire à sa nature. S’il le peut et ne le veut pas, il est mauvais, ce qui est également contraire à sa nature. S’il ne le veut ni ne le peut, il est à la fois mauvais et faible, et donc n’est pas Dieu. Mais s’il le veut et le peut, ce qui seul convient à ce qu’il est, d’où vient donc le mal, et pourquoi ne le supprime-t-il pas ? ».

Bonne question !

 

Le Mal et la Bible.

 

Ici, je m’efface avec son aimable autorisation derrière Paul Letellier, un auteur en train d’écrire un livre ayant pour sujet les égrégores à paraître aux éditions Labussière. La préface en est déjà rédigée. Dans cette dernière, il explique pourquoi, alors qu’il était un jeune adolescent profondément croyant, la lecture de la Bible le mit mal à l’aise.

 

« Ce sont bien les créatures de Dieu – serpent et êtres humains (créés à son image) – qui sont à l’origine de la Chute dont est issue le déferlement du mal sur cette terre.

Cependant, le mal existe auparavant puisqu’il est dit en 2.16 et 2.17 “ L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.”. Le Mal est donc bien présent au centre du jardin d’Éden.

 

Auparavant, le verset 9 du second chapitre m’avait fait tiquer ; ce verset, le voici : “ L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes espèces, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal. ”

Le mot “ Mal ” apparaît ici pour la première fois dans La Bible. Mais d’où vient le “Mal ” ? Pas de l’homme qui n’a pas encore goûté au fruit défendu. Alors, comment s’est-il introduit dans le monde ? Il ne peut qu’être “créé” par Dieu lui-même. Pour quelle raison ? Je n’en savais rien. D’autant plus que, quelques lignes plus haut, l’Éternel avait considéré que tout ce qu’il avait fait était bien. Devais-je en conclure que le “ Mal ” était “bien ” ?

 

Toujours au Chapitre II de la Genèse, aux versets 16 et 17, il est écrit : “ L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. ”.

Après le mal, voici donc la mort qui pointe le bout de son nez !

 

Drôle de père, tout de même. Un rien machiavélique !

Car enfin, c’est comme mettre une boîte d’allumettes bien en évidence devant un enfant, en lui signifiant qu’il a le droit de toucher à tout, excepté à cela, précisément ! Il est presque certain que dès qu’il se retrouvera seul, le mioche n’aura rien de plus pressé que de se précipiter sur l’interdit et de s’exercer à faire jaillir des flammes, au risque de mettre le feu partout.

“ Dieu le Père ” avait-il tendu un piège à l’homme, à l’image de Barbe Bleue qui autorise son épouse à faire ce que bon lui semble dans le château, excepté d’ouvrir une certaine porte – ce qu’elle s’empresse de faire son mari parti (mais ce dernier ne souhaitait-il pas, même inconsciemment, qu’elle agisse ainsi, afin de laisser une fois de plus libre cours à ses pulsions meurtrières) ?

 

Poursuivant ma lecture de La Bible, je découvris en Genèse 3/4-5 : “Et le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.”

Déjà, ce verset bouscula une de mes croyances : avant de lire cela, je pensais innocemment que le serpent, c’était Satan ou Lucifer (les deux étaient volontiers confondus dans l’éducation religieuse qu’on m’avait donnée), prince des anges s’étant révolté contre Dieu.

Mais dans les deux chapitres précédents de la Genèse, il n’y avait point de traces d’anges ni, à fortiori, de comportement factieux d’une partie de l’armée céleste.

Le serpent était donc bien un animal, un pur produit de la création, laquelle – je m’en souvenais parfaitement – fut jugée par Dieu “bonne”.

Pas tant que cela apparemment puisque après le Mal, voici que se manifestaient ruse et tentation.

 

Dieu est-il omniscient ?

 

Au fait, pendant que le serpent tentait la femme future pécheresse, où se trouvait donc Dieu le Père, lui que je pensais être omniscient ?

Mais il semble découvrir que le forfait a été accompli seulement lorsque Adam lui révèle que lui et sa compagne se cachent parce qu’ils ont honte d’être nus. Dieu le Père ne sait donc pas tout ?

Et qui a menti en opposant deux thèses contradictoires : le serpent, ou Dieu ? Il semblerait que ce soit l’Éternel puisque le « péché » a été consumé et pourtant, Adam et Ève n’en sont pas moins toujours bien vivants.

Ce qui plaide de plus en faveur de la bonne foi du tentateur, c’est que en Genèse 3 : 22, il est écrit : “ L'Éternel Dieu dit : voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du Bien et du Mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. ”

Les conséquences de l’acte commis en Eden seront catastrophiques. Le péché va gagner en extension et en profondeur : toute l’humanité sera atteinte et en commettra de plus en plus graves. Apparaîtra alors la culpabilité, qui englobe à la fois le sentiment du démérite personnel et la dette à la justice. La rétribution du péché est sans appel : c’est la mort, qui est à la fois sa conséquence naturelle et l’expression de la justice de Dieu. En effet, le péché étant volonté de séparation d’avec Dieu, source de vie, il est logique qu’il entraîne la mort et d’autre part, cette mort correspondant à un état de paralysie, elle supprime la cause du péché. Le péché a également des retombées cosmiques : le sol est maudit à cause d’Adam. Enfin, il n’existe aucun espoir de salut, sauf en l’unique nom de Celui qui a porté nos péchés, le Christ.

 

Et par la suite, le « portrait psychologique » de Dieu le Père se fait de plus en plus terrifiant.

 

Exode 4 : “ L'Éternel dit à Moïse : en partant pour retourner en Égypte, vois tous les prodiges que je mets en ta main : tu les feras devant Pharaon. Et moi, j'endurcirai son coeur, et il ne laissera point aller le peuple.”

Commentaire : pourquoi, d’un côté, envoyer Moïse libérer les Hébreux d’Égypte et, de l’autre, faire en sorte que Pharaon s’y oppose ? Pourquoi compliquer ainsi la tâche de Moïse ? C’est contradictoire.

 

Exode 4 : 22,23 : “ Tu diras à Pharaon : ainsi parle l'Éternel ; Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis : laisse aller mon fils, pour qu'il me serve ; si tu refuses de le laisser aller, voici je ferai périr ton fils, ton premier-né. ”

Commentaire : pourquoi menacer de faire mourir un enfant innocent et pas Pharaon lui-même ? Quelle cruauté ! Et puis, les Hébreux vont tomber d’un esclavage dans l’autre puisque l’Éternel veut qu’il “ les serve ”.

 

Dieu manque-t-il de forces ?

 

Exode 4 : 24 : “ Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l'Éternel l'attaqua et voulut le faire mourir. ”

Commentaire : pourquoi l’Éternel change-il tout à coup d’avis et veut-il tuer son envoyé ? Qu’est-ce qu’il a fait de mal, Moïse ? Aucune explication n’est donnée. Et puis, Dieu veut faire mourir Moïse, mais il n’y parvient pas ? Il n’avait pas assez de forces ?

 

Exode 4 : 3 à 5 : “Et moi, j'endurcirai le coeur de Pharaon et je multiplierai mes signes et mes miracles dans le pays d'Égypte. Pharaon ne vous écoutera point. Je mettrai ma main sur l'Égypte et je ferai sortir du pays d'Égypte mes armées, mon peuple, les enfants d'Israël, par de grands jugements. Les Égyptiens connaîtront que je suis l'Éternel, lorsque j'étendrai ma main sur l'Égypte, et que je ferai sortir du milieu d'eux les enfants d'Israël. ”

Commentaire : c’est clair ! Si l’Éternel ne cesse d’endurcir le cœur de Pharaon, c’est pour que les refus successifs de ce dernier l’amènent à répliquer chaque fois par une plaie qu’il envoie sur l’Égypte. L’Éternel a le désir de montrer sa force, qu’il est le plus puissant, quel que soit le prix que doivent payer des personnes innocentes.

 

Exode 11 : 5,6 : “ Moïse dit : ainsi parle l'Éternel. Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte ; et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. Il y aura dans tout le pays d'Égypte de grands cris, tels qu'il n'y en a point eu et qu'il n'y en aura plus de semblables. ”

Exode 12 : 29, 30 : “Au milieu de la nuit, l'Éternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône jusqu'au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et tous les Égyptiens ; et il y eut de grands cris en Égypte, car il n'y avait point de maison où il n'y eût un mort. ”

Commentaire : c’est une véritable honte ! En quoi les Égyptiens, servantes et prisonniers compris, sont-ils responsables de la conduite de leur souverain dont, d’ailleurs, l’Éternel a lui-même durci le cœur ? S’il s’agissait de se livrer à une nouvelle démonstration de force, quel besoin avait-elle de se solder par un massacre ? Dieu se conduit exactement comme le fera Hérode plus tard (massacre des Innocents). Et ces enfants non baptisé que Dieu fait périr, ils vont où, aux Limbes ? Ce serait particulièrement injuste.

 

Nombres 28 : 1 à 3 : “ L'Éternel parla à Moïse, et dit : donne cet ordre aux enfants d'Israël et dis-leur : vous aurez soin de me présenter, au temps fixé, mon offrande, l'aliment de mes sacrifices consumés par le feu et qui me sont d'une agréable odeur. Tu leur diras : voici le sacrifice consumé par le feu que vous offrirez à l'Éternel : chaque jour, deux agneaux d'un an sans défaut, comme holocauste perpétuel… etc. ”

Commentaire : on dirait un chef de tribu exigeant que ses sujets lui fassent des offrandes. Dieu a des narines et un odorat ?

 

Le massacre de Jéricho

 

Josué 6 : 1, 2 : “Jéricho était fermée et barricadée devant les enfants d'Israël. Personne ne sortait, et personne n'entrait. L'Éternel dit à Josué : vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ses vaillants soldats. ”

Josué 6 : 17 : “ La ville sera dévouée à l'Éternel par interdit, elle et tout ce qui s'y trouve. ”

Josué 6 : 19 : “ Tout l'argent et tout l'or, tous les objets d'airain et de fer, seront consacrés à l'Éternel, et entreront dans le trésor de l'Éternel. ”

Josué 6 : 20, 21 : “ Le peuple poussa des cris, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris et la muraille s'écroula ; le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s'emparèrent de la ville et ils dévouèrent par interdit, au fil de l'épée, tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu'aux boeufs, aux brebis et aux ânes. ”

Josué 6 : 24 : “ Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s'y trouvait ; seulement ils mirent dans le trésor de la maison de l'Éternel l'argent, l'or et tous les objets d'airain et de fer. ”

Commentaire : les troupes de l’Éternel se conduisent comme des pillards qui ne font preuve d’aucune pitié. Je croyais que Dieu était « pur esprit » mais, après les sacrifices animaux, voilà qu’il lui faut un trésor de guerre. Qu’est-ce qu’il va en faire ?

 

Josué 6 : 26 : “ Ce fut alors que Josué jura, en disant : maudit soit devant l'Éternel l'homme qui se lèvera pour rebâtir cette ville de Jéricho ! Il en jettera les fondements au prix de son premier-né, et il en posera les portes au prix de son premier-né, au prix de son plus jeune fils. ”

Commentaire : toujours la même chose, ce ne sont pas les coupables qui paient, mais les enfants. Pourquoi ?

 

Exode 32 : 27-28 : “Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël : mettez chacun l’épée au côté, passez et repassez de porte en porte dans le champ et tuez, qui son frère, qui son ami, qui son proche.”

 

Deutéronome 18 : 63 : “Et il arrivera que comme l’Éternel s’est réjoui sur vous, en vous faisant du bien et en vous multipliant ; de même l’Éternel se réjouira sur vous, en vous faisant périr et en vous exterminant.”

 

Job 1 : 6 à 12 : “ Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel et Satan vint aussi au milieu d'eux. L'Éternel dit à Satan : d'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Éternel : de parcourir la terre et de m'y promener. L'Éternel dit à Satan : as-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l'Éternel : est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l'oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face. L'Éternel dit à Satan : voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. ”

La réponse de Dieu est donc que le Mal dépasse l’entendement humain, qu’il ne peut pas être compris dans une logique de rétribution et de punitions.

Mais alors, si on ne peut le comprendre, on ne saurait être coupable quand on le fait.

Qui sont les Fils de Dieu ? Ceux-là même qui trouvèrent belles les filles des hommes et s’unirent à elles ? »

 

Ayant lu cela, on comprend que l’Église Catholique se soit montrée très longtemps fort réservée sur le fait que ses ouailles puissent lire l’Ancien Testament, comme en témoigne le texte qui suit : “ D’autant que l’expérience montre que si l’on permet partout indifféremment la lecture de la Bible en langue vulgaire, il en arrive plus de dommage que d’utilité à cause de la témérité des hommes, il faut en cela s’en remettre au jugement de l’évêque ou de l’inquisiteur, en sorte qu’avec le conseil du curé et du confesseur, ils puissent permettre la lecture de l’Écriture sainte en langue vulgaire d’une traduction faite par des auteurs catholiques, aux personnes qu’ils connaîtront pouvoir tirer de cette lecture non un dommage mais quelque accroissement de foi et piété. Il faut obtenir cette permission par écrit ”. – Pie IV – 4ème règle de la Constitution Dominici Gregis définissant les règles de l’Index, c’est-à-dire les règles sur les livres prohibés.

Quelle tartufferie ! Ce « bon » pape a tout simplement peur que les chrétiens, après cette lecture, ne se détournent de la religion.

Car ce Dieu, tel qu’il apparaît à de nombreuses reprises dans La Bible est plutôt ignoble, ne trouvez-vous pas ? Et encore, Letellier n’a cité que quelques extraits. Il en est bien d’autres où l’on ne peut lire sans frémir les violences spécifiques faites aux femmes, par exemple.

Alors, un Dieu « bon », vraiment ? Et si plutôt, il était foncièrement « mauvais ».

Ce qui expliquerait amplement que le Mal semble régner en maître dans Sa Création.

 

(A suivre)

 

« L’Adepte » a rédigé le livret intitulé « Le labyrinthe de Chartres, les trois tables et le Graal » qui accompagne gratuitement l’ouvrage que l’on doit à A.D. du Graal : « Des mégalithes aux cathédrales » (pour en savoir plus sur ce livre). Il a également rédigé le livret intitulé « L’ultime victoire » qui accompagne gratuitement l’ouvrage que l’on doit à Sarah Estep intitulé « Les Voix de l’Éternité » (pour en savoir plus sur ce livre).

Par ailleurs, « L’Adepte » est l’auteur d’un enseignement intitulé « Les Cahiers de l’Adepte ». La parution de ce dernier a été qualifiée « d’événement initiatique de la seconde moitié du XXème siècle ». C’est une somme colossale puisque l’ensemble représente près de mille pages 21 x 29,7. « L’Adepte » y a retranscrit in extenso l’enseignement qu’il reçut de la part d’un connaissant, l’ingénieur D. Ce dernier avait exigé que « L’Adepte » enregistre tous leurs entretiens sur un magnétophone. Ce sont ces entretiens, et les réflexions hors enregistrement de « L’Adepte », qui constituent la matière des « Cahiers ». La forme en est donc originale et vivante.

La maison d’édition ayant publié « Les Cahiers de l’Adepte » n’existe plus. Les droits sont donc libres et « L’Adepte » ne s’opposerait pas à ce que je procède à une réédition conforme à l’originale (mais sans doute dans un autre format).

Cependant, quoique j’en ai très envie, j’évite un peu à me lancer dans ce grand œuvre, car c’est de longue haleine et peu conforme à ma politique éditoriale. Aussi, je sollicite votre avis. Une telle réédition vous agréerait-elle ? Par avance, merci de me répondre. Pour me faire part de votre sentiment ou témoigner sur « Les Cahiers de l’Adepte », si vous les avez lus, écrivez à info@editions-labussiere.fr

 

 

La parution du mois.

 

Secrets de santé pour une vie longue et heureuse.

 

 

 Pour en savoir plus sur ce livre

 

 

La plante et les secrets de grand-mère du mois.

Jean-Pierre Richard. Adresse mail : jeanpierre.richard706@gmail.com


La plante du mois : la Gentiane Jaune.

 

Le mot Gentiana serait un dérivé de Gentius, un médecin illyrien qui aurait signalé l’existence de cette plante (sources : Pline et Dioscoride).

 

A quoi ressemble-t-elle ?

 

La Gentiane Jaune, de la famille des Gentianacées, est répandue de l’Asie Mineure jusque dans le centre et le sud de la France.

Cette plante vivace a une taille qui varie entre 50 centimètres et 1,30 mètres.

Ses feuilles sont larges, vertes, opposées et ovales. Embrasantes, elles comportent 5 à 7 nervures convergentes. Les feuilles de la base de la plante sont pétiolées.

Ses fleurs jaunes apparaissent en juillet et en août. Par 3 à 10, elles se situent à l’aisselle des feuilles et sont pédonculées.

Les fruits sont des capsules ovales, lesquelles, lorsqu’elles s’ouvrent en deux valves, révèlent des graines brunes et plates.

Les racines amères de la Gentiane Jaune entrent dans la composition de quelques apéritifs et de certaines liqueurs.

 

Qu’en disaient les Anciens ?

 

Albert le Grand indique la recette d’un extrait qu’il employait en qualité de stimulant de l’estomac.

Au Moyen-âge, on la recommande pour lutter contre la peste et comme antidote contre les poisons.

Selon l’agronome Olivier de Serres, la Gentiane Jaune est tonique, vermifuge, dépuratrice, emménagogue et antéphélique. Elle aiderait de plus à l’enfantement.

Tagus l’indique pour guérir les plaies.

En Inde, elle est réputée soigner les maladies du foie et de l’estomac, les ulcères et les blessures. Elle serait un puissant antidote contre les morsures de serpent.

Lorsque survinrent les colonisations, on l’employa à combattre les fièvres paludéennes.

« Quiconque possède un petit jardin doit y cultiver la Sauge, l’Absinthe et la Gentiane6. Il aura ainsi sa pharmacie sous la main. » - Abbé S. Kneip.

 

Diverses préparations.

 

En général, la racine au goût amer est seule employée.

Il convient de la bien nettoyer, mais surtout pas de la laver.

Après l’avoir séchée, vous la couperez en rondelles.

 

En infusion.

Dans 100 grammes d’eau bouillante, jetez trois à quatre grammes de racine de Gentiane Jaune et laissez infuser entre 10 et 15 minutes. Il est recommandé de prendre une tasse de cette infusion avant chaque repas afin de bien digérer.

En teinture.

Laissez macérer durant 15 jours 30 à 50 grammes de racine de Gentiane Jaune dans du bon alcool. Filtrez. Prenez 10 gouttes de cette teinture dans un verre d’eau en cas de mauvaise digestion.

Fortifiant.

Laissez macérer durant 10 jours 40 grammes de racine de Gentiane Jaune dans un litre de vin. Filtrez. Prenez-en un verre à madère avant chaque repas.

 

On dit que la fleur en infusion fait mûrir les panaris.

Enfin, un bain de pieds dans l’eau duquel on aurait déposé des racines de Gentiane Jaune pilées aurait une action fortifiante.

 

Des vertus « magiques ».

 

La racine de la Gentiane Jaune est traditionnellement associée à l’amour. Séchée, broyée ou coupée, elle entre dans la composition de sachets de retour d’affection.

Dans le Languedoc, porter au cou neuf brins de Gentiane Jaune, cueillis en marchant à reculons le jour de l’Assomption, avant le lever du Soleil, aiderait à faire passer la fièvre.

 

 

 

Recettes de grand-mère du mois : les délices de l’abricot.

 

 

L’abricot est un fruit sucré excellent à tous points de vue. On doit l’acheter sur les marchés de juin à septembre exclusivement. Choisissez des abricots de teinte uniforme, non marbrés ni fissurés, ni trop durs ni trop mous et sans crevasses.

 

Les petits abricots verts mis dans du vinaigre seront utilisés comme fins condiments.

 

Voici quelques recettes – entre autres – dans lesquelles l’abricot tient une place de choix.

 

Les abricots à l’alsacienne.

 

Dans une braisière, déposez des moitiés d’abricots mûrs. Ajoutez un demi verre d’eau et du sucre en poudre dont le poids n’excèdera pas le cinquième de celui des abricots. Couvrez et cuisez à feu doux. Lorsque les fruits sont secs, ajoutez un verre à vin de kirsch, saupoudrez de sucre. Remettez le couvercle sur lequel vous déposez des braises ardentes afin de dorer et glacer les fruits. Dressez sur un compotier.

 

La compote d’abricots.

 

Préparer en compote des abricots très murs ou tachés. En mettant 600 grammes de sucre par litre d’eau, faites un sirop. Coupez les abricots en deux et faites-les cuire dans ce sirop entre 3 et 5 minutes. Dressez sur un compotier.

 

La liqueur d’abricots.

 

Faites cuire 1 kilogramme d’abricots dans 2 litres de vin blanc. Dès que le vin commence à bouillir, ajoutez 700 grammes de sucre, ¾ de litre de bonne eau de vie et 7 grammes de cannelle. Retirez du feu, versez dans une terrine et laissez infuser durant 5 jours. Passez et mettez en bouteilles.

 

La marmelade d’abricots.

 

Coupez et dénoyautez des abricots bien mûrs. Mettez-les sur le feu avec leur poids de sucre. Laissez cuire 15 minutes en remuant constamment. Un peu avant de les retirer du feu, ajoutez les amandes contenues dans le noyau des abricots, préalablement pelées à l’eau bouillante.

 

L’omelette aux abricots.

 

Repliez l’omelette sur de la compote d’abricots épaisse.

 

La pâte d’abricots.

 

Faites cuire à l’eau des abricots mûrs dénoyautés. Passez la pulpe au tamis. Mettez-la au feu avec son poids de sucre. Faites cuire à feu doux en remuant constamment. Quand le mélange s’épaissit, versez-le dans des assiettes sur le fond desquelles il formera une couche épaisse d’un demi centimètre environ. Le lendemain, retournez cette pâte. Quand elle est bien sèche, découpez-la. Saupoudrez de sucre en poudre et conservez dans une boîte métallique déposée dans un lieu sec.

 

La pulpe d’abricots.

 

Faites cuire les abricots dans l’eau comme pour la pâte d’abricots et passez au tamis. Mettez 400 gramme de sucre par kilogramme d’abricots. Laissez cuire 25 minutes jusqu’à ébullition.

 

Le riz aux abricots.

 

Sur du riz au lait sucré, dressez une garniture de moitiés d’abricots cuits en compote et froids.

 

Le soufflé aux abricots.

 

Cassez un œuf par personne, mettez les jaunes à part. Battez les blancs en neige ferme. Mélangez-les aux jaunes réservés, puis à de la pulpe d’abricots. Mettez dans un plat beurré et cuisez 15 à 20 minutes dans un four chauffant modérément.

 

La soupe aux abricots (pour trois personnes).

 

Partagez par moitié six abricots. Blanchissez et pelez 6 moitiés. Faites-les cuire dans 250 grammes d’eau. Ajoutez du pain grillé. Jetez dans la passoire. Ajouter un verre de vin blanc et 60 grammes de sucre. Faites cuire. Liez avec deux jaunes d’œufs. Faites cuire les six autres moitiés d’abricots à l’étuvée avec un verre de vin blanc. Mélangez et servez.

 

 

Jean-Pierre Richard est l’auteur du livre « Le Dossier A » paru aux éditions Labussière pour en savoir plus sur ce livre

 

 

 

Radionique.

 

Faites-le surtout vous-même :

Un « outil informé » permettant d’accroître le

magnétisme humain et mental.

Alexandre Poliokine.
Adresse mail : alexandre.poliokhine@gmail.com


«Le magnétisme entretient la vitalité, crée un mieux-être général, procure une résistance accrue à l'invasion de toute maladie, renforce les bons effets de tout médicament, active les résultats de tout traitement médical, calme rapidement les douleurs.» - Appolonius.

 

« La vitalité est la somme des possibilités réactionnelles, tant physiologiques que psychiques, qui s'opposent à la maladie et à la mort. » - Dr Oudinot.

Le mot même de magnétisme fait question, car il recoupe trois réalités qui, si elles sont peut-être liées, n’en sont pas moins différentes.

 

Le magnétisme physique et minéral est une de ces trois réalités. C’est une force en action mesurable (en Gauss) et reproductible à volonté. Elle est bipolaire (attractive et répulsive), les aimants en témoignent.

 

Au contraire, le magnétisme animal ou humain ne peut être mis en évidence ni mesuré par des moyens scientifiques. On ne peut qu’en constater les effets. Dans l’état actuel de nos connaissances, on en est réduit à des hypothèses en ce qui concerne son origine. Comme le magnétisme physique, il est lui aussi polarisé selon l’axe droite / gauche.

Si le magnétisme animal ou humain est contesté par nombre de membres de la communauté scientifique, ce ne fut pas le cas de Yves Rocard, ancien directeur du laboratoire de physique de l’École Normale Supérieure et ancien responsable au Comité de l’Énergie Atomique du programme de recherches sur la bombe nucléaire française (il fut accessoirement père de Michel Rocard, ancien premier ministre de la France). Yves Rocard émit l’hypothèse que le corps humain contient de la magnétite c’est à dire des cristaux d’aimant naturel. Robin Baker, biologiste anglais de l’université de Manchester, la confirma en mettant en évidence la présence de cristaux de magnétite dans les arcades sourcilières.

Le professeur Yves Rocard pensait pour sa part qu’un magnétiseur avait également de la magnétite dans ses mains, mais cela n’a jamais été prouvé à ce jour.


Enfin, le magnétisme mental proviendrait de la focalisation sur une pensée qui finit alors par s’imposer impérieusement, même à distance. Ce serait lui qui serait à l’œuvre en « magie » et lors des séances d’hypnose. Il est lui aussi polarisé selon l’axe éthique Bien / Mal.

 

L’Auradyne.

 

Les frères Servranx – de nationalité belge – font partie de celles et ceux qui ont contribué à ressusciter7 la radionique au siècle dernier. Les frères Servranx publiaient une revue intitulée « Exdocin » dans laquelle ils s’exprimaient eux-mêmes. Cette revue toutefois était largement ouverte à des chercheurs passionnés qui y rendaient compte de leurs travaux.

Dans « Exdocin n°3 – série 59 – mai 1959 », il est fait état d’un dispositif simple à faire soi-même et baptisé « Auradyne ». Son but ? « Émettre un flux continu de nature semblable au magnétisme physiologique humain. »

Lorsque paraît cet Exdocin, l’Auradyne a déjà onze années d’existence. Autant dire qu’il a été testé et amélioré de nombreuses fois. Aussi, les frères Servranx, comme toujours – et c’était tout à leur honneur – n’avançaient rien dont il ne soient certains. Cependant, nous doucherons d’un petit bémol leur enthousiasme.

SPIRAD a facilement construit un Auradyne. S’il avait à le définir, il ne dirait pas que c’est un appareil qui « émet un flux continu de nature semblable au magnétisme physiologique humain ». SPIRAD écrirait que Auradyne  émet « un flux continu de magnétisme physiologique humain ». Dans ce second intitulé, l’expression  « de nature semblable au» a disparu. C’est bien du magnétisme humain – et non son sosie – que l’Auradyne émet. D’ailleurs, toutes les analyses menées par les frères Servranx et les lecteurs de leur revue le confirment.

Or, l’Auradyne est une machine. D’elle-même, elle ne peut émettre du magnétisme humain. Pour ce faire, il faut d’abord qu’elle le capte.

Où donc ?

Tout le problème est là !

 

De quelques dangers inhérents à la radionique redevenue un centre d’intérêt au siècle dernier.

 

Donc, l’Auradyne « pompe » du fluide vital avant de le redistribuer.

Où ? L’Auradyne étant une machine bien de ce monde, c’est ici bas qu’elle soustrait ce fluide vital.

A qui ? A un être humain, un animal ou un végétal. A du vivant.

Avec quelles conséquences ? L’Auradyne certes va « tonifier » son destinataire. Mais dans le même temps, il va affaiblir un être vivant.

 

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’accuse nullement les frères Servranx – dont la probité commerciale et éthique étaient hors pair – d’avoir délibérément porté à la connaissance du public un appareil qui vampirise. C’est tellement vrai que, malgré toutes les preuves du contraire dont ils disposaient, ils persistaient à penser, onze années après sa création, que ce n’est pas du fluide vital qu’il dispense, mais quelque chose qui y ressemble.

Les frères Servranx, comme je l’ai déjà fait remarquer, étaient des re-découvreurs de la radionique. Selon eux, bien maîtrisée, elle présentait une innocuité totale. Il se peut d’ailleurs qu’ils aient pâti eux-mêmes de cette croyance trop optimiste à mon sens. De même que Pierre et Marie Curie se sont exposés sans précaution à la radioactivité du radium, avec les conséquences tragiques que l’on sait.

Toute machine qui dispense – après l’avoir éventuellement transformé - quoi que ce soit est obligée de l’ôter quelque part, selon la loi de conservation de l’énergie qui est une des constantes de notre univers. C’est tout simplement le principe des vases communicants.

 

Par ailleurs, nombre d’objets radioniques sont dans une logique frontale. Je pense notamment à ceux qui sont destinés à combattre des influences nocives d’où que viennent ces dernières. L’objet radionique va alors engager une lutte impitoyable contre ces radiations délétères pour les repousser. Très souvent, il y parvient, mais à quel prix ? L’énergie qu’il déploie alors, il faut bien, là encore, qu’il la puise quelque part… et elle fera forcément défaut.

Outre que ce soit éthiquement condamnable, cela peut donner lieu à quelque « choc en retour ». Même inconsciemment, le « dépouillé énergétiquement » pourrait vouloir se « venger » de ce qu’il faut bien appeler un vol dont il a été victime.

 

Voilà pourquoi, à mon sens, il faut aborder la radionique « classique » avec beaucoup de prudence.

 

La théorie des cordes.

 

A SPIRAD, marchant dans les pas des travaux que l’on doit au groupe de recherche Ark’All, nous ne nous penchons que sur des formes (planes ou représentées en volumes) qui vibrent en syntonie non pas avec des énergies puisées dans cet univers qui est le nôtre, mais dans un autre qui est semblable au Monde des Idées platonicien, à la différence notable qu’il n’est pas manichéen (il a de nombreux points communs avec « l’Univers Élégant » tel que le décrit Brian Greene).

 

Que plusieurs mondes puissent coexister, la physique commence à le subodorer.

La théorie des cordes est née du désir des physiciens d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale, ce dans le but de pouvoir décrire la gravitation quantique.

Par-delà cet objectif, elle en poursuit un autre : unifier également les quatre interactions élémentaires.

C’est pourquoi on la nomme également théorie du Tout.

Unifier. Tout. Voilà des mots empruntés à la cosmogénèse.

 

La théorie des cordes n’est pas une douce rêverie émanée des cerveaux de scientifiques délirants. Quoique toujours en cours de constitution, elle a déjà fourni des résultats partiels très prometteurs, notamment en ce qui concerne une meilleure compréhension de l’entropie des trous noirs ou la découverte de ce qu’est la symétrie miroir géométrique.

 

La théorie des cordes repose sur quatre hypothèses.

  1. L’univers ne serait pas particulaire, mais constitué de cordes vibrantes, comme celles que l’on trouve sur un violon. Elles vibreraient différemment et ainsi à l'origine de toutes les particules élémentaires de notre Univers.

  2. L'Univers contiendrait plus de trois dimensions spatiales et une temporelle (10 + le temps, 26) dont certaines, repliées sur elles-mêmes, ne nous seraient pas perceptibles.

  3. Deux cordes pourraient à certains moments se fondre en une seule, puis se séparer de nouveau.

  4. La gravitation possède la faculté de se déplacer également dans l'espace-temps complet dont notre univers ne serait qu’un sous-espace.

 

De l’importance de l’information.

 

L’hypothèse n°4 est d’une importance capitale en ce qui concerne les travaux effectués par SPINRAD. La faculté de se déplacer dans l’espace-temps complet permet d’accéder à d’autres univers.

Nous prétendons que les symboles que nous rassemblons dans nos « montages » ne sont pas à proprement parler des « capteurs » (même si nous-mêmes, nous avons souvent employé ce mot - qui est impropre - pour une meilleure compréhension de la part du public ; mais à notre dernière réunion, nous avons décidé, par souci d’intégrité intellectuelle, de ne plus y avoir recours).

Ces symboles formes ou plans, qui ont été utilisés depuis des temps très anciens (pyramide, solides de Platon, Merkabah, Fleur de Vie, lames majeures du Tarot, carrés magiques, symboles planétaires et zodiacaux, etc.) ne « captent » en fait pas une énergie (comme le ferait une machine), mais une « information » comme le fait un poste de radio, par exemple. S’il y a bien par la suite émission énergétique compatible avec notre monde, c’est bien une « idée » qu’elle va chercher dans ce que, faute de mieux, nous avons appelé « Monde des Idées non manichéen ».

Ce « Monde des Idées non manichéen » est-il l’espace temps complet ou seulement un sous-espace de ce dernier ?

Comment l’information peut-elle se transformer en énergie ?

En l’état actuel de nos recherches, nous ne pouvons répondre à ces deux questions.

Notez cependant que l’étymologie du mot information est informare ou in-formare, soit « former dans ». Le symbole graphique puiserait donc une information dans le « Monde des Idées non manichéen » et lui « donnerait forme » en ce monde.

Quoi qu’il en soit, nous maintenant : c’est bien une « information » qui donne vie à tous nos montages et non une « énergie ». Voilà pourquoi tout ce qui sort de chez SPIRAD est insaturable. Voilà pourquoi également nous en garantissons la parfaite innocuité.

 

Et voici qu’intervient l’alchimie.

 

Arrivé à ce stade de votre lecture, vous pourriez demander : « mais comment savez-vous tout cela ? Êtes-vous plus avancés que ne le sont les physiciens ? ».

Quoiqu’il y ait à SPIRAD quelque scientifiques de « haut vol », certes non. Nous ne prétendons pas avoir pris une quelconque avance sur les laboratoires de recherche.

Mais nous avons de la chance. Il se trouve qu’un de nos amis est fort engagé sur la voie – très exigeante - de l’alchimie. Il n’est pas membre de SPIRAD, mails il daigne parfois nous éclairer de ses lumières.

Qu’est-ce que l’alchimie vient faire là-dedans ?

 

Notre ami prétend – à juste titre, nous semble-t-il – que l’alchimiste ne saurait être confondu avec un vulgaire « faiseur d’or », c’est-à-dire un « souffleur », selon la terminologie alchimique.

La pratique de l’alchimie réclame une ascèse personnelle. Cette dernière n’a rien à voir avec une quelconque mortification. Son but est de procéder à la réunification des trois cerveaux qui conduit au silence (à ne pas confondre avec le vide) intérieur. Cet état d’extase où l’on est réceptif à ce qui est en provenance d’autres dimensions, c’est ce que les orientaux appellent le Samadhi. Il est nécessaire, au long de ce parcours ardu, de faire preuve de cohérence à tous niveaux avec ses nouveaux états d’être successifs. C’est ainsi que notre ami fut amené à démissionner d’un poste enviable parce que ce que l’on exigeait de lui allait à l’encontre de ses convictions.

A quoi sert alors le laboratoire ? A contrôler l’état d’avancement. En effet, l’alchimiste n’a ni maître, ni guide. Il est seul face à lui-même. Il ne peut donc « mesurer » objectivement où il en est. Mais l’Œuvre va le renseigner sur son état d’avancement. Qu’il progresse dans le bon sens et l’Œuvre en fera de même. S’il se fourvoie, au laboratoire, tout est irrémédiablement perdu. Il n’y a plus qu’à tout recommencer.

Enfin, l’alchimiste au sommet de son art peut « voyager » à volonté dans l’espace-temps complet et en ramener des informations.

 

Notre ami ne prétend pas être arrivé à ce stade. D’ailleurs, il ne dit rien de lui-même. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il nous rend destinataires de diverses informations. A nous ensuite de les « mettre en forme », si vous me passez cette expression. A nous ensuite de tester, cela n’est plus de son ressort.

Nous n’avons jamais pris notre ami en défaut.

 

De quoi aurez-vous besoin pour réaliser votre « outil informé » destiné à accroître le magnétisme humain et vital ?

 

  1. De la quatrième lame majeure du tarot – Le Pape.

  2. D’un crayon à mine grasse.

  3. D’une feuille de papier calque.

 

 

La réduction kabbalistique du mot ou de l’expression « fluide vital » : le nombre 4 et son symbolisme.

 

Tout mot ou toute expression peut être aisément transformé en nombre, ainsi que je l’ai indiqué dans le livre paru aux éditions Labussière, « Merkaba(h), la Porte du Cosmos » (pour en savoir plus sur ce livre) dont je cite ci-dessous l’extrait qui nous intéresse.

 

« Le kabbaliste Georges Lahy (Virya) a établi la correspondance suivante entre les lettres et les nombres de l’alphabet latin.

A = 1 – B = 2 – C = 3 – D = 4 – E = 5 – F = 6 – G = 7 – H = 8 – I = 9 - J = 10 – K = 20 – L = 30 – M = 40 – N = 50 – O = 60 – P = 70 – Q = 80 – R = 90 – S = 100 – T = 200 – U = 300 – V = 400 – W = 500 – X = 600 – Y = 700 – Z = 800.

Toute lettre accentuée a la même valeur que la lettre sans accent, le ç vaut 3 comme le c et les lettres accolées valent la somme des deux lettres (œ = 60 + 5 = 65).

Ayant posé cette correspondance inspirée de la numération hébraïque, il applique aux mots ou suite de mots les règles de la guématrie, c’est-à-dire qu’il additionne les valeurs numériques des lettres qui les composent.

Cette façon de procéder est-elle pertinente ? Certains indices semblent le montrer. Prenons par exemple le mot antéchrist et voyons ce que cela donne : 1 + 50 + 200 + 5 + 3 + 8 + 90 + 9 + 100 + 200 = 666, soit… le nombre de la Bête, tel qu’il est dit dans l’Apocalypse de Jean.

De même, certaines correspondances laissent rêveurs. « Christ triomphant » et « transfiguration » valent tous deux 1173, Adolph Hitler = Gestapo = désespoir = 463 ; « Oussama ben Laden » + « Effondrement » = 1270 = « Tours jumelles ».

Trop de coïncidences se présentent en suivant cette piste pour mériter qu’on les qualifie telles…jusqu’à cette dernière que je laisse à la sagacité des lectrices et des lecteurs : « église » = « enfer » = 156. ».

 

Appliquons donc ce procédé très simple à l’expression « fluide vital ». Cela donne :

F = 6

L = 30

U = 300

I = 9

D = 4

E = 5

V = 400

I = 9

T = 200

A = 1

L = 30

___

994

 

Etonnant ! 994, c’est également l’expression numérale de l’antivitamine K. Qu’est-ce que c’est ? C’est un anticoagulant destiné à fluidifier le sang pour éviter les risques de thrombose.

« Fluidifier » – «fluide » ! La science des mots n’a pas fini de m’étonner.

 

Maintenant, nous allons procéder à la réduction kabbalistique de ce 994 que nous avons obtenu afin d’en déduire l’arcane majeur du Tarot qui lui correspond. Pour ce faire, nous allons additionner les chiffres qui le composent. Cette addition se poursuit jusqu’à une limite prédéfinie en fonction de ce que l’on cherche à obtenir. En l’occurrence, puisqu’on attend de cette réduction qu’elle désigne l’un des 21 arcanes majeurs du Tarot qui soit associé à un nombre (l’arcane sans nom n’étant pas pris en compte8), le nombre obtenu ne devra pas excéder 21.

Allons-y.

9+9+4 = 22 ; 2 + 2 = 4.

Il correspond symboliquement à la planète Mars.

Quatre, le nombre qui, selon Hippocrate, régit la vie biologique de l'homme.

Ce ne saurait être un hasard.

 

L’Empereur.

 

Ce 4 nous invite à élire le 4ème arcane majeur du Tarot, l’Empereur.

Voici un court de la remarquable étude que lui a consacré André Delcamp in « Le tarot initiatique, symbolique et ésotérique » (c’est moi qui souligne certains passages).

« En attendant le Pape, qui s’adresse au monde sacré, l’Empereur prépare sa venue en ordonnant le monde chaotique, le monde anarchique de la manifestation. Le monde matériel est un monde de forces… La science contemporaine… reconnaît que cette matière… n’est en fait qu’un vaste champ de forces magnétiques… Puisque ce monde dans lequel nous sommes descendus, dans lequel nous nous débattons, est un monde de rapports, d’échanges magnétiques, un monde de forces donc, le Tarot pouvait-il mieux représenter celui qui doit le régir que par l’Empereur ?»

 

Daleth.

 

La réduction théosophique de 994 en 4 désigne la quatrième lettre de l’alphabet sacré hébreu, daleth qui symbolise le travail intelligent et constructif de la nature et invite à prendre possession de soi-même.

La cohérence est totale.

.

Comment « monter » votre « outil informé » ?

 

Tout d’abord, découpez dans votre feuille de papier calque un rectangle aux dimensions de la lame de tarot.

Avec votre crayon, reproduisez sur cette feuille de papier calque

  • en haut, à droite, le nombre 4 en « cachet de Salomon » (ci-dessous) ;

 

 

 

 

 

  • en haut, à gauche, le symbole de Mars (ci-dessous) ;

 

e

 

  • en bas, à droite, une croix (ce n’est pas le symbole christique, mais la croix des 4 Éléments) ;

 

  • en bas, à gauche, la lettre daleth (ci-contre) ד. 

Au centre du calque, tracez un carré dont nous verrons à quoi il sert tout à l’heure.

 

Est-ce terminé ? Non.

Car nous avons remarqué tout à l’heure que l’expression numérale de l’antivitamine K était 994. Ce qui revient à dire que tel qu’il est, votre outil informé « vibre » également sur la fréquence propre à l’antivitamine K… avec pour conséquence qu’il pourrait bien fluidifier votre sang alors même que vous n’en avez pas besoin.

Aussi, devrez-vous porter une indication supplémentaire sur votre « outil informé ». Ce sera en l’occurrence le mot « magnétisme » dont nous allons maintenant déterminer son écriture adamique.

Qu’est-ce que l’écriture adamique d’un mot ?

 

Benoît Laffilée, dans son livre « Le fascinant pouvoir des carrés magiques », écrit ce qui suit avec beaucoup d’à-propos.

« La langue sacrée (l’hébreu) est sortie toute armée, nous a dit Enel, des centres initiatiques égyptiens.

Certes. Mais ce n’était déjà qu’un avatar. Un sous produit. De quoi ? De la langue originelle de l’Humanité, celle qui se trouve être la plus proche du Verbe Créateur, celle qui se révèle donc à l’usage la plus puissante qui soit.

On l’appelle, dans la tradition, la langue adamique.

Elle est universelle (ce que n’est pas l’hébreu ni d’ailleurs aucune autre langue toujours rattachée à une terre, à un peuple, etc. ; la tentative de l’esperanto de créer une langue universelle a échoué).

Or le nombre, lui, est universel. Le binaire et ses puissances, entre autres, sont universels (les 64 hexagrammes du Yi-King, par exemple, sont universels). La langue adamique, ce n’est rien d’autre qu’une suite de nombres.

Ce ne sont pas les nombres qui seraient « inférieurs » aux caractères et qui renverraient de ce fait à ces derniers.

Ce sont les caractères qui sont « inférieurs » aux nombres, car le nombre est, en ce monde, la forme la plus pure qui soit de l’expression du divin. »

 

Comment transcrit-on un mot en son écriture adamique ?

On note d’abord les correspondances numérales de chacune des lettres de ce mot, soit :

M = 40 ; A = 1 ; G = 7 ; N = 50 ; E = 5 ; T = 200 ; I = 9 ; S = 100 ; M = 40 ; E = 5.

L’écriture adamique du mot magnétisme est un nombre obtenu en écrivant de droite à gauche tous les nombres précités, soit 54010092005507140.

Vous écrirez ce nombre en chiffres arabes (et non pas en « cachet de Salomon ») sous le carré central déjà tracé sur votre feuille de calque.

Vous mettez cette feuille de papier calque sur l’arcane majeur l’Empereur.

 

Comment utiliser votre outil informé.

 

Vous déposez dans le carré central un témoin de la personne qui souhaite bénéficier des bienfaits de cet « outil informé ». Ce témoin peut être un élément corporel (cheveu, rognure d’ongle, tissu imbibé de salive déposé dans une enveloppe), une photo ou l’identité complète de la personne (nom de jeune fille pour les femmes mariées) et la date et lieu de naissance écrits sur une feuille de papier. Dans ces deux derniers cas, le témoin doit être vitalisé en séjournant 24 heures au centre d’un décagone.

Important : vous ne devez jamais procéder à une émission pour le compte d’une personne qui ne vous a pas explicitement donné son accord.

 

Les émissions ne doivent jamais durer plus de 15 minutes. Passé ce laps de temps, ôtez le témoin.

N’excédez pas 3 émissions quotidiennes.

Ne vous endormez jamais à côté de votre outil informé ayant votre témoin en son centre. Vous risqueriez d’être réveillé à cause d’un surcroît d’énergie.

 

Bonnes utilisations.

 

Alexandre Poliokhine est un radionicien et un symboliste chevronné. Porte-parole du groupe SPIRAD (SPIritualité et RADionique), il a signé aux éditions Labussière deux ouvrages à fort tirage : « Merkabah, la Porte du Cosmos » (Pour en savoir plus) et « Le Chœur des Puissances d’Hermès » (Pour en savoir plus).

Lors de sa prochaine communication, Alexandre Poliokhine vous informera d’utilisations inédites du Yin-Yang.

 

 

 

La vitrine du bonheur.

 

Telle le phénix, elle renaît sans cesse.

La rose de Jéricho : une plante qui vous « ressuscite » !

J’étais jeune alors. Je travaillais l’été dans un atelier de peinture pour payer mes études.

A la fin de l’été, je rencontrai un de mes amis, prénommé Jean, bien plus fortuné que moi, qui avait parcouru durant ses vacances l’Amérique. Il poursuivait des études d’ethnologie, mais était par ailleurs, tout comme moi, féru d’occultisme. Il m’invita à sa table et me demanda comment j’allais.

« Le boulot, ça va, lui répondis-je. C’est dur, c’est fatigant, mais ça paye bien et l’ambiance est bonne. Par contre, il y a un de mes collègues, Abdelaziz, qui m’inquiète. Il file vraiment un mauvais coton.

Qu’a-t-il, il est malade ?

Non, ça n’est pas cela, c’est dans la tête que ça se passe, et dans le cœur aussi. C’est un émigré, vois-tu, et il a laissé sa femme et ses enfants au bled. Ça le fait énormément souffrir. En plus, il est bien entendu en butte au racisme ordinaire. Pas sur le chantier, non, mais dans la rue, dans l’immeuble où il habite, quand il fait ses courses, partout où il va. Pas besoin de te rapporter les insultes qui lui sont adressées quotidiennement, tu connais la musique. De jour en jour, je le vois qui se replie sur lui-même, il fait le dos de plus en plus rond, il rentre de plus en plus la tête dans les épaules, il a le regard de plus en plus triste. Ce midi, on faisait chauffer le repas et il m’a dit qu’il ne supportait plus ses conditions de vie, mais que d’un autre côté, il ne pouvait pas non plus retourner en Algérie, car sa famille a un besoin vital de l’argent qu’il envoie chaque mois et, de toutes manières, ce serait pour lui un terrible déshonneur. Il a ajouté qu’il se sentait desséché, arrivé à la fin, au bout du rouleau et qu’il ne voyait pas comment il pourrait remonter la pente. Je lui ai conseillé de consulter un psychiatre, mais il m’a dit qu’il ne croyait pas que ça puisse l’aider. Et puis, de toutes manières, il ne conserve pour ses besoins propres que le strict minimum et il n’a pas les moyens de se payer une consultation chez un spécialiste. Ça, il ne m’en a rien dit, mais je le sais. Il m’inquiète vraiment, je t’assure. J’ai peur qu’il tombe physiquement gravement malade ou, pire, qu’il fasse une grosse bêtise. »

Pendant tout mon récit, Jean m’avait écouté avec la plus grande attention. Après quelques secondes de silence, il me dit :

« Je connais peut-être quelque chose qui pourrait tirer ce brave homme de la spirale névrotique dans laquelle il s’enfonce. Il va me falloir un peu de temps pour faire venir d’assez loin ce à quoi je pense, de plus, je ne garantis rien, mais ça vaut le coup d’essayer.

Et c’est quoi ?

Une plante étonnante, la rose de Jéricho.

Ça vient de là-bas ? De la ville dont il est question dans la Bible ?

Non, Alain, ça vient d’un endroit qui est très loin du pays de Canaan, ça vient d’Amérique ; mais tu as raison, symboliquement, ça a bien quelque chose à voir avec la ville dont les murailles s’effondrèrent après que sept prêtres hébreux, soufflant dans sept trompettes en eurent fait sept fois le tour pendant sept jours. Ça, c’est bien connu.

Ce que l’on sait moins, c’est l’histoire antérieure à cet événement. En effet, cette ville semble à chaque fois, comme le phénix, renaître de ses cendres – et tu comprendras tout à l’heure que si la plante en question a été baptisée rose de Jéricho, c’est en rapport avec cette extraordinaire capacité qu’avait cette citée transjordanienne de survivre à toutes ces destructions et même, d’en ressortir plus splendide qu’avant.

Idéalement située sur les rives du Jourdain, Jéricho est une des plus anciennes villes du monde. Sa fondation remonterait au VIIIème millénaire avant Jésus-Christ et les archéologues ont mis en évidence que plus de vingt fois elle fut détruite, plus de vingt fois reconstruite. Avant que les Hébreux ne la rasent intégralement, c’était un centre de cultes voués à des divinités lunaires. C’est sans doute pourquoi l’Éternel s’est montré si brutal avec elle – ont sait en effet que, volontiers jaloux de ses prérogatives, il supportait mal la concurrence. Pas un homme, pas une femme, pas un enfant, pas un servant, pas un animal n’a été épargné. Tous ont été passés au fil de l’épée avec interdiction absolue de reconstruire la ville. Pourtant, des siècles plus tard, Hiel de Béthel a rebâti Jéricho et, de nos jours encore, il y a une ville qui porte ce nom.

Oui, mais quel rapport avec l’Amérique ?

J’y viens. C’est au Texas du sud, dans une réserve en marge du désert de Chihuahua où étaient cantonnés des Apaches, que j’ai entendu parler de la rose de Jéricho.

En fait, nous, les occidentaux, on l’appelle comme cela, mais les indiens, eux, la nomment fleur de rocher ou plante de la résurrection.

Résurrection ! Le mot est parfaitement approprié.

Car vois-tu, c’est une plante qui pousse dans le désert. Comme le chameau, elle peut se passer d’eau pendant très longtemps, plusieurs années même, mais tout de même, point trop n’en faut. Aussi, lorsque vraiment les pluies se font trop rares, à force de se dessécher, les feuilles de la rose de Jéricho meurent, les tiges brunies dont la sève s’est retirée se roulent en boule et les racines lâchent. La plante est morte.

Morte ? Oui, mais pas pour toujours. Car c’est à ce moment-là que le vent du désert l’emporte et lorsque, par un pressentiment toujours pas élucidé, le « cadavre » de la plante « ressent » qu’il se trouve au-dessus d’une zone humide, il « échappe » à l’emprise du vent et se laisse choir à terre.

Ça, c’est déjà extraordinaire, mais ce qui suit l’est plus encore ! Car ce n’est pas pour rien que la boule a choisi un nouveau lieu où s’enraciner. C’est pour que revive la rose de Jéricho. Dès qu’elle le peut, la plante s’imbibe d’eau et, même « morte » depuis des années, elle se déploie de nouveau et reprend sa couleur verte initiale.

Cela, je l’ai vu de mes yeux, vu ! J’ai vu les indiens, au cours de cérémonies festives, déposer des boules de fleurs de Jéricho séchées sur un plat et les arroser d’eau fraîche. Et il ne fallait pas plus de trois heures pour qu’ait lieu la renaissance miraculeuse. Alors, ils la plantent, et puis, un jour, ils la font de nouveau sécher.

Et le cycle « mort » / « résurrection » recommençait.


Mais pourquoi les indiens accordent-ils autant d’importance à la rose de Jéricho ? Ce n’est pas pour des raisons gustatives ou nutritives, ils ne la mangent pas. Ce n’est pas non plus pour l’intégrer dans leur « pharmacie » de plantes médicinales, elle semble ne posséder aucune propriété phytothérapeutique. Certes, j’ai ouïe dire qu’au Mexique, elle est utilisée comme diurétique mais enfin, à ma connaissance, les Apaches ignorent tout de cet usage.

En fait, comme tous les peuples que les anthropologues et les ethnologues qualifient de « primitifs », les Apaches pensaient que l’univers qui leur était connu formait un « tout » dont chaque constituant pouvait interagir sur n’importe quel autre, non suivant la loi de cause à effet, mais par « contagion », nous dirions par « sympathie ».

La Rose de Jéricho a le bonheur de survivre ? Alors, ce sera un porte-bonheur que l’on se transmettra de génération en génération. Elle sait admirablement tirer parti des situations contraires ? Portée sur soi, séchée, elle sera réputée absorber le négatif ; pour la même raison, déposée dans une maison (ou sous un tepee), elle protègera l’endroit des attaques pernicieuses, humaines… ou autres. Enfin, puisque lorsqu’il semble qu’il n’y a plus d’espoir, elle s’en sort toujours haut la main, on en fera le recours de la dernière chance des personnes qui, pour une raison ou pour une autre, s’enfoncent dans un désespoir dont rien ne semble pouvoir les extraire. Comme Abdelaziz qui est sans doute un homme du désert et qui à ce titre sait parfaitement ce que veut dire « desséché » au physique comme au mental.

Bien entendu, tout cela est typiquement ce que l’on appelle de la « pensée magique » qui fait ricaner les « esprits forts » et hausser dédaigneusement les épaules aux rationalistes purs et durs. Mais moi, qui ne fait pas pour autant preuve d’irrationalité, je crois que ça marche. Non, le verbe croire est impropre, je sais par expérience que ça fonctionne, que de puissants symboles actifs peuvent influer sur les événements et faire prendre une autre orientation à un destin contraire.

Mais pas toujours, comme je l’ai dit, ça non.

Pourquoi ? Parce qu’il y a la loi du karma qui entre en ligne de compte. Parce que la loi de sympathie ne s’apparente pas à celle de cause à effet qui n’a que faire de l’implication des parties en présence. Au contraire, pour que le symbole puisse être actif, il est nécessaire que l’esprit de celui sur lequel il est censé agir ne rejette pas cette éventualité, qu’il coopère.

Je ne sais donc pas ce qu’il en sera pour Abdelaziz, mais je vais tout de même tenter de me faire livrer une rose de Jéricho à son intention. »

 

Jean était un jeune homme de parole, et de ressources. Il contacta un de ses nombreux correspondants aux États-unis et, environ quinze jours après avoir eu cette discussion, il me remit un paquet contenant une rose de Jéricho desséchée, à charge pour moi de la remettre à Abdelaziz après lui avoir expliqué ce qu’il devait en faire. Mais je dois dire que je redoutais un peu de me faire « blackbouler » par mon camarade de chantier.

C’était à tort. Abdelaziz écouta patiemment mes explications, puis à la fin, il tendit la main, prit le paquet qui contenait la rose de Jéricho, me dit de remercier le monsieur qui avait pensé à lui et il ajouta avec un sourire : « ça ne coûte rien d’essayer ; de toutes manières, si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal ».

Visiblement, Abdelaziz avait plus confiance dans les vertus de la « plante de la résurrection » que dans celles de la science psychiatrique.

 

Toujours est-il que je l’ai vu – progressivement au début, puis c’est allé de plus en plus vite – se « redresser », reprendre goût à la vie, renaître enfin. Abdelaziz sifflotait sur le chantier, il racontait des blagues, il faisait de nouveaux des projets d’avenir. Il me dit qu’il ne savait pas encore comment sa vie allait changer, mais au lieu de se morfondre et broyer du noir, il était maintenant sûr que ses problèmes allaient trouver une solution.

Ce en quoi il avait raison. Un vague cousin d’Abdelaziz, bien en cour au Sénégal où il était chef de chantier, l’appela auprès de lui pour le seconder dans la construction d’un grand hôtel sur le littoral. Abdelaziz accepta d’autant plus que la paye était bonne et que, surtout, il pouvait faire venir auprès de lui femme et enfants.

 

Lorsque je raconte ce genre d’histoires vécues en public, il y a toujours quelqu’un pour me dire : c’est un effet placebo.
Bon. Je veux bien admettre qu’il est possible que la croyance – à supposer qu’elle existât et rien n’est moins sûr – qu’Abdelaziz nourrissait dans les pouvoirs de la rose de Jéricho soit la raison pour laquelle il a retrouvé le chemin de l’espérance.

Mais que l’on ne me dise pas que la proposition qui lui fut faite par son cousin alors qu’il l’avait rencontré pour la première fois au cours d’une fête familiale célébrant le printemps Berbère, c’était dû à un quelconque effet placebo.

Personnellement, je pense que tout comme nous, les animaux, les minéraux ont « une âme ». Je pense que « l’âme » de la rose de Jéricho d’Abdelaziz a bercé ce dernier avec un doux chant qui lui a fait oublier sa solitude. Et puis, la plante a joué son rôle de porte-bonheur, et elle lui a offert la possibilité de nourrir les siens tout en étant auprès d’eux.

C’est ce que je crois, sincèrement.

Et vous qui me lisez, vous en pensez quoi ?

Alain Labussière.

 

 

Vous souhaitez disposer, vous aussi,
d’une ou de plusieurs rose(s) de Jéricho ?

 

 

 

Bon pour faire l’acquisition d’une ou plusieurs rose(s) de Jéricho.

 A retourner jointe à : Éditions Labussière –23 place de l'Hôtel de Ville –

B.P. 85 – F 71700 – Tournus. Tel : 03 85 27 03 80 – Fax : 03 85 27 03 81

 

Je souhaite vivement que vous me fassiez parvenir par retour et sous pli discret…….. (indiquez le nombre)

Roses de Jéricho au prix unitaire de : 15 euros + 5 euros de frais de port (à partir d’une de 3 roses de Jéricho commandées, les frais de port vous sont offerts).

 

En conséquence, vous trouverez ci-joint mon règlement de………….. (frais de port compris) que je règle par :

 Chèque bancaire ou postal

 Mandat Cash à l'ordre des Éditions Labussière ou

 Carte bancaire n° Signature :

Expire à fin :  Veuillez indiquer les trois chiffres significatifs se trouvant au verso de votre carte bancaire.

 

Je vous confie en majuscules d’imprimerie mes coordonnées en toute confidentialité.

NOM : PRÉNOM :

ADRESSE COMPLÈTE :

 

CODE POSTAL : VILLE :

PAYS :

 

 

 

 

 

 

 

Rien de plus simple !


Il vous suffit de m’en faire la demande au moyen du bon joint à imprimer et à découper avant de me l'envoyer.

 

 

Attention !

Le stock de « roses de Jéricho » dont disposent les éditions Labussière est restreint.
Ne tardez pas à commander les vôtres !

 

 

 

 

 

 

Le « buzz » du mois.

 

Un médium photographe révolutionne

ce que l’on savait sur le paranormal.

 

C’était lors de « La soirée de l'étrange » diffusée le vendredi 29 janvier 2009, à 20h30, sur Tf1.

Un homme crève les records d’audience. Son site Internet est l’objet de milliers de connexions avant même la fin de l'émission. Son passage n'a duré que quatre minutes, mais ses découvertes s'étaient révélées exactes et surtout confirmées par le maire d’une ville.

Pourquoi un tel engouement ?

 

Parce que avec un simple appareil photo, Philippe de Ségur réalise l’impossible : il photographie avec leur autorisation les merveilleuses entités du monde invisible qui veillent sur nous et nous protègent. Depuis son passage à la télévision, on l’a qualifié de « médium photographe ».

 

Ses clichés ont déjà fait le tour du monde et des scientifiques de renom s’intéressent désormais à ces phénomènes.

 

Philippe menait une vie tranquille dans son village du sud de la France… jusqu’au jour où ses extraordinaires facultés médiumniques sont apparues. Ce qui s’en suivit alors, vous le découvrirez dans cet ouvrage qui se lit comme un roman… excepté que tout ici est bien réel.

 

« Ces merveilleuses entités » est un livre événement. Rédigé par un homme de cœur, un homme droit (Philippe est inscrit à l’Institut national des Arts divinatoires, le seul institut en France qui impose une charte de déontologie à ses adhérents), cet ouvrage fascinant contient 82 extraordinaires photographies (sur les plus de 2500 que Philippe a prises en 2009) d’une valeur inestimable réalisées sans trucage.

Il vous invite à plonger au sein du monde merveilleux de l’invisible.

 

« Ces merveilleuses entités » révolutionne ce que l’on savait du paranormal qui sera sans doute bientôt – car les recherches de Philippe vont bon train – le « normal de demain ».

 

La préface est signée par Georges Osorio, scientifique de réputation mondiale, ancien ingénieur au Commissariat à l’Énergie Atomique.

 

Ce livre est accompagné du pantacle de protection de saint benoît de Nursie dont Philippe fait usage.

 

 

Pour en savoir plus sur ce livre, veuillez cliquer ici

 

 

 

Bon pour faire l’acquisition du livre « Ces merveilleuses entités ».

 A retourner à : Éditions Labussière –23 place de l'Hôtel de Ville –

B.P. 85 – F 71700 – Tournus. Tel : 03 85 27 03 80 – Fax : 03 85 27 03 81

 

Je souhaite vivement que vous me fassiez parvenir par retour et sous pli discret le livre de Philippe de Ségur : «

« Ces merveilleuses entités » au prix de 39 € (port et emballage compris).

 

En conséquence, vous trouverez ci-joint mon règlement de (à compléter) (frais de port compris) que je règle par :

 Chèque bancaire ou postal

 Mandat Cash à l'ordre des Éditions Labussière ou

 Carte bancaire n° Signature :

Expire à fin :  Veuillez indiquer les trois chiffres significatifs se trouvant au verso de votre carte bancaire.

 

Je vous confie en majuscules d’imprimerie mes coordonnées en toute confidentialité.

NOM : PRÉNOM :

ADRESSE COMPLÈTE :

 

CODE POSTAL : VILLE :

PAYS :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

1 L’Anglo-Normand Wase affirmait que l’on appelait ce lieu de la même manière en anglais qu’en français : « Stanhengue en anglois et Pierres Pendues en françois ». Effectivement, les mégalithes, à Stonehenge, semblent suspendues dans les airs.

2 Un cromlech est un monument mégalithique formé de pierres verticales.

3 Coelus (ou uranus) est le dieu du Ciel.

4 La dalle du Mané Rutual est épaisse de 80 centimètres. Elle est large de quatre à cinq mètres et longue de douze mètres.

5 L’ontologie est au cœur de toute réflexion philosophique. L’ontologie s’efforce de comprendre quel est l’être en soi de tout concept.

6 Attention si vous herborisez lorsque vous récoltez votre Gentiane Jaune. A côté d’elle pousse très souvent spontanément l’Ellébore blanc. Cette liliacée très toxique, avant la floraison, ne s’en diffère que par les feuilles.

7 C’est intentionnellement que j’emploie le mot « ressusciter ». En effet, il est évident que la maîtrise des ondes dues aux formes, que ces dernières soient planes ou des volumes, était l’apanage des initiés depuis la plus haute antiquité. J’en veux pour preuve qu’à SPIRAD (SPIritualité et RADionique), nous étudions actuellement la Fleur de Vie, un très ancien symbole (indirectement lié d’ailleurs à la forme Merkabah). La Fleur de Vie capte et émet puissamment. Lorsque nous serons suffisamment avancés dans notre étude de la Fleur de Vie, nous rendrons compte de nos découvertes dans un livre à paraître aux éditions Labussière.

8 Les 21 arcanes majeurs numérotés du Tarot sont les pages d’un Mutus Liber narrant 21 étapes initiatiques. Le Bateleur (arcane majeur n°1) est l’initiable, Le Monde (arcane majeur n°21) dont on a pudiquement voilé le sexe – le personnage est en fait androgyne - est l’Initié. L’arcane sans nombre (que l’on désigne parfois par les intitulés « Le Fou » ou « Le Mat »), tel Don Quichotte de la Mancha, a triste figure. Mais il ne faut pas s’y tromper, c’est l’alchimiste qui se situe au-delà de l’initié. S’il se promène cul nu, c’est qu’il n’a plus rien à faire des convenances et de la pudeur. Son baluchon indique que c’est un voyageur des divers espaces temps. L’homme profane, représenté selon les versions par un lynx ou par un chien lui colle aux basques ? Il n’en a cure.

 

Appel à témoins.

 

  • Vous connaissez une anecdote troublante

  • vous avez été témoin d’un phénomène mystérieux

  • vous souhaitez nous poser une question

 

Écrivez-nous par mail ou par voie postale.

Nous répondrons à toutes les questions posées sur cette gazette.

Nous publierons les meilleurs textes.

 

© les éditions Labussière – 23 place de l'Hôtel de Ville – F 71 700 – BP 85 - Tournus. Tel : 03 85 27 03 80 – Fax : 03 85 27 03 81 – www.editions-labussiere.fr. - RCS MACON B 409 466 430.

 

Pour être prévenu(e) dès qu’une nouvelle lettre est mise en ligne sur le site des éditions Labussière, envoyez le mail suivant « lettre périodique » à l’adresse électronique suivante : info@editions-labussiere.fr

Précisez dans ce mail quelle est votre adresse électronique.

Beaucoup d'emails se perdent dans les filtres anti-spam. Pour être sûr de recevoir cette information, merci d’ajouter l’adresse info@editions-labussiere.fr à votre carnet d'adresse ou à votre liste d'adresses autorisées.

Une question, une remarque ? Il suffit de nous écrire à info@editions-labussiere.fr

 

Pour accéder à la page d’accueil de ce site, cliquez ici 

 

 

 

Votre compte
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Recevez gratuitement
notre newsletter
 Votre e-mail:
Editions LABUSSIERE - SARL au capital de 7 622 € - RCS MACON B 409 466 430 - E-mail : info@editions-labussiere.fr - Tous droits réservés © 2009 pour tous pays